Chars de combat

1e Compagnie Autonome Chars de Combat


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L’insigne de la 1e Compagnie de chars fut dessiné par le sous-lieutenant Tresca à Qastina, juste avant les opérations de Syrie (au cours desquelles il fut tué), puis frappé, aussitôt la campagne terminée, à 150 exemplaires en argent massif, tous numérotés, par un orfèvre de Syrie. Il fut refait un peu plus tard au Caire.

(Les français Libres et leurs emblèmes par B. Le Marec, ed. Lavauzelle).

HISTORIQUE DE LA 1e COMPAGNIE AUTONOME DE CHARS DE COMBAT DES FORCES FRANCAISES LIBRES

POUR LA PERIODE DE JUIN 1940 A SEPTEMBRE 1943

NORVEGE-GABON-SYRIE-EGYPTE-LIBYE-TUNISIE

Alors que les colonnes de l’Armée Allemande se ruent sur notre territoire provoquant l’effondrement d’un système militaire inadapté à la guerre mécanisée, un convoi anglais venant de Norvège fait route dans la mer du Nord en ces premiers jours de juin 1940, ramenant de NARVIK le Corps expéditionnaire français, parmi lequel le personnel et les douze chars Hotchkiss type H 39 de la 342e Compagnie Autonome de Chars de Combat, qui avaient vaillamment appuyé nos Unités au cours des opérations victorieuses de Narvick, Ankenes et Bjervick.

Pendant que le matériel est dirigé sur un port anglais, le personnel de la Compagnie est ramené en France et arrive en Bretagne, alors que les Allemands s’en approchent. C’est là, dans la confusion et le désarroi, que retentit le 18 juin l’appel historique du Général DE GAULLE qui redonnait l’espoir et un sens au combat pour ceux qui n’acceptaient pas la défaite.

Devant l’avance allemande qui submerge la péninsule, comme le reste de la France, le Corps Expéditionnaire et le personnel de la 342e Compagnie sont embarqués précipitamment.

C’est sur le sol anglais que l’armistice leur parvient. L’amertume de la défaite n’en est ressentie que plus profondément.

C’est alors que 17 anciens de la 342e Compagnie, dont deux officiers, les Lieutenants VOLVEY et DIVRY , décident de rester en Angleterre pour continuer la lutte, formant ainsi le noyau dur autour duquel allait pouvoir se constituer une nouvelle unité de Chars.

Durant ces heures sombres, la voix du Général DE GAULLE et son message d’espérance, l’attitude inflexible et courageuse du peuple anglais, provoquèrent l’arrivée sur le sol britannique de ces volontaires de tous âges et de toutes origines, généreux et fiers, refusant la servitude, qui permirent la création des premières unités des Forces Françaises Libres.

C’est ainsi que bientôt dans les camps de DELVILLE BARRACKS , près d’Aldershot, les anciens de Norvège purent être regroupés avec une trentaine de rescapés de la bataille de France et cent trente jeunes gens ayant rallié l’Angleterre par tous les moyens, souvent les plus audacieux, toujours extraordinaires.

Sous les ordres du Lieutenant VOLVEY qui en prendra le commandement et du Lieutenant DIVRY , adjoint, et grâce aux douze chars Hotckkiss H 39, la 1e Compagnie Autonome de Chars de Combat de la France Libre allait être formée très rapidement.

Pendant cinq ans, fidèle à son engagement de servir pour la durée de la guerre, cette unité va participer aux campagnes d’outre-mer des Forces Françaises Libres, puis avec le 501e Régiment de Chars qui sera reconstitué en Tripolitaine en 1943, à la libération de la France dans le cadre de la future 2e Division Blindée.

La bonne volonté, l’ardeur, le moral élevé de tous ces volontaires supplément à l’insuffisance de l’instruction et de l’entraînement nécessairement limités par la crainte d’user le matériel alors irremplaçable. Le temps paraît d’ailleurs très mesuré, car la nation britannique toute entière se prépare fébrilement à résister à l’invasion, que chacun croit proche et la Compagnie s’attend à être engagée dans la bataille d’Angleterre.

Cependant, moins de deux mois après sa constituions et après avoir été inspectée par le Roi George VI et le Général de GAULLE , la Compagnie reçoit tout à coup des tenues coloniales : casque, chemise de brousse, et short, laissant présager la future destination de l’unité.

A la fin du mois d’août elle embarque sur un transatlantique hollandais, le Pennland, avec d’autres unités des Forces Françaises Libres, formant un Corps expéditionnaire.

Le 31 août, après avoir subi un violent bombardement par l’aviation allemande, le convoi lève l’ancre dans la nuit pour une destination inconnue.

L’AFRIQUE

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