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L’Amicale adresse ses condoléances aux familles des disparus :

Décès de Noël MURATI

L’Amicale de la 1e DFL est au regret de vous faire part du décès de son Président d’Honneur M. Jean-Noël MURATI , commandeur de la Légion d’Honneur, survenu hier (le 12 août 2015) en fin de journée.

Les obsèques auront lieux, le jeudi 20 août 2015 à 14h30, en l’Eglise Saint-Nicolas à Saint-Maur-des-Fossés.

Nous adressons tous nos condoléances et nos pensées les plus chaleureuses pour sa famille et sa fille.

Jean-Noël MURATI est né le 10 mai 1923 à Ouidah, Dahomey (actuellement Bénin) où ses parents étaient fonctionnaires. Après des études secondaires au Lycée de Bastia (Bac Math-élem et Philo), il commence Math spé pour préparer l’Ecole des Ponts, études qu’il dut interrompre quand les liaisons maritimes entre la Corse et la France métropolitaine devinrent difficiles. Il rentre dans la résistance fin 1941 et sa participation est officialisée en septembre 1942 lorsqu’il entre en activité au sein du Mouvement Front national et réseau F2 , lequel faisait partie du Réseau F.F.L. Action R2 Corse, en se mettant à la disposition du Commandant de Saule qui venait de débarquer en Corse par le sous-marin Casabianca. Cet émissaire devait se préoccuper prioritairement du renseignement militaire.

Après la libération de la Corse, Jean Noël Murati s’engage dans les Forces Françaises Libres et rejoint la DFL en novembre 1943, où il est affecté au Q.G. 50. Depuis cette date, il participe à toutes les campagnes de la Division jusqu’à la capitulation de l’Allemagne.

Affecté en Afrique en 1946, à Bamako, en qualité de stagiaire de l’administration, il est chargé de créer et d’organiser le service de l’eau et d’électricité pour l’ensemble du Soudan français (aujourd’hui le Mali). Il termine sa carrière en juin 1986, comme conseiller scientifique de la direction de la distribution à E.D.F. après avoir, pour le compte d’EDF, assuré une mission de trois mois à l’O.N.U. et participé à de nombreuses conférences internationales sur les énergies renouvelables.

A mon camarade de combat Jean-Joseph LABORDE, décédé le 4 juin 2015

Par Colonel (H) Pierre ROBEDAT

Président de l’Amicale de la 1Division Française Libre

Grand Officier de la Légion d’Honneur

Cher Joseph,

Le 21 juin 1940, un homme écrivait ceci à ses parents, après avoir évoqué le risque d’être à la merci des vainqueurs :

……… alors j’ai préféré partir. Je crois m’embarquer cet après-midi…… le moral est très bon. Je vous embrasse et au revoir.

Signé : Joseph

Cet homme était Joseph LABORDE : la scène se passait à Bayonne. L’embarquement eut lieu sur le cargo belge Léopold II qui appareilla le soir même pour l’Angleterre.

A cet instant, Joseph LABORDE, jeune lycéen, entre dans l’Épopée de la France Libre.

En Angleterre il est affecté à l’unité de chars dénommée Compagnie de chars de combat du général de GAULLE : probablement l’unité la plus emblématique de la France Libre, parce que composée uniquement de volontaires, dont une grande partie d’universitaires.

Le 31 août 1940, deux bateaux le Pennland et le Westerland quittent Liverpool emmenant, outre le général de GAULLE, quelques 1 600 Français, vers une destination inconnu.

Après l’échec devant Dakar, la Compagnie débarque à Douala le 9 octobre. Elle va participer au ralliement du Gabon et s’entraîner au Cameroun.

En janvier 1941, départ pour Freetown, puis le 8 mars pour Port Soudan et Suez. L’unité contourne l’Afrique et s’installe en mai 1941 au camp de Castina en Palestine.

Suivra la malheureuse Campagne de Syrie.

Reconstituée au Caire en janvier 1942, avec des chars Crusaders, elle va participer aux combats menés en Libye dans la zone d’El Alamein et à l’Himeinat ;

Par la suite, ce sera la poursuite de l’Afrika Korps en retraite, jusqu’à Tripoli.

Elle entre en Tunisie le 25 février 1943 : permet la libération de Gabès ; entre la première à Kairouan le 10 avril et termine la campagne au djebel Zaghouan le 10 mai.

Durant l’été 1943, en Libye, la Compagnie sera le creuset d’où sortira le prestigieux 501e Régiment de Chars de Combat.

Quel destin pour la petite Compagnie de 12 chars H 39 de 1940 !...

C’est là que nous nous sommes rencontrés pour la première fois.

Le parcours effectué à la 1e Division Française Libre est terminé : commence celui de la 2e D.B. du général Leclerc.

Après le Maroc et l’Angleterre, elle débarque en France à partir du 1e août 1944.

Elle est de tous les combats en Normandie, libérant Argentan, s’illustrant à Ecouché et Ecouves. Elle libère Paris le 24 aout, Baccarat le 1novembre, Strasbourg le 23 et termine sa chevauchée au nid d’aigle d’Hitler, à Berchtesgaden, le 4 mai.

Telle est l’épopée dont notre ami Joseph Laborde a été l’acteur.

L’esprit d’entraide et de fraternité, insufflé et maintenu, a fait de la petite compagnie de chars de juin 1940, une unité phare de la France Libre.

Cet état d’esprit, Joseph Laborde l’a conservé dans sa vie civile : depuis 1945, il n’a cessé d’œuvrer parmi les Anciens de la 1DFL et de la 2e DB, pour que cette mémoire soit connue et honorée.

J’en terminerai par cette ode écrite par lui et qui figure sur chaque sépulture d’Anciens de la Compagnie, tombés au combat :

Tu étais notre frère et toujours le seras. Tu relevas le glaive et avec lui, l’honneur. Ton chemin s’appela Londres, Damas, El Alamein, Tunis, Paris, Strasbourg, Bertchesgaden. Des croix jalonnent cette route, témoins muets de notre engagement. Nous ignorons l’oubli et gardons pieusement, jalousement l’amour de la Patrie.

J.J. LABORDE

On ne peut mieux dire.

Nos sentiments affectueux se reportent sur sa famille.

Au nom des Anciens de la 1e Division Française Libre, j’adresse à son épouse Monique, à ses enfants et à toute sa famille, nos très sincères condoléances.

Joseph LABORDE,
Chevalier de la Légion d’Honneur,
Officier dans l’Ordre National du Mérite
Titulaire de citations pour actes de bravoure
Repose en paix
Tes compagnons de la France Libre restent auprès de toi.

L’Amicale adresse ses condoléances aux familles des disparus :

Décès Notes
M. François SEGURA 25 juillet 2014
ANNECY
Ancien du BM 5
M. Jean-François BUTTIN 31 juillet2014
DOUALA(Cameroun)
Fils du colonel Jean BUTTIN BM5/BM4 et de Mme Yvette QUELEN-BUTTIN, notre Secrétaire Générale
M. Emile ZEMMOUR 6 août2014
St GEORGES d’ORGUES 34680
Ancien du BM 5
Mme Annie PIGNEAUX DE LAROCHE 21 août2014
NONANCOURT (Eure)
Veuve de Jacques PIGNEAUX DE LAROCHE du 1e R.A. - Trésorier de l’Association des Français libres et de la Fondation de la France Libre
M. MARC Roger 22 août 2014
SAINT LAURENT DU VAR (83)
Ancien de la 3e Cie du BIMP
M. LEMARQUIS André 2012
CHAUMONT (52000)
Ancien du BM 24
M. PION Louis FRANCHEVILLE (08000) Ancien du QG 50
M. MARC Roger 22 août 2014
SAINT LAURENT DU VAR
Ancien de la 3e Cie du BIMP
M. ROCCA Yves 1e septembre 2014
PARIS
Ancien du QG 50/DCR
Mme PRAT 17 août2014
Sucy en Brie
Épousede Pierre PRAT du 1e RFM
M. MATARESSE Emile Finaoût
Sucy en Brie
Ancien du 1e RFM
M. Vivien FAUCHER 24 août2014
GHISONACCIA en Corse
Petit-fils de Jean BONNETY du 1e RFM
M. Marcel DETHAN 26 septembre2014
Avignon
Ancien du 1e RFM
M. Marcel GABRIEL 3 octobre 2014
Dôle
Ancien du 1e RA, combattant de Bir-Hakeim. Il a eu le bonheur d’être le parrain d’une promotion de jeunes engagés à Dieuze dans la Meuse. Nous adressons nos très sincères condoléances à ses neveux Jacques et Françoise ainsi que notre profonde amitié

Hommage à Marcel Gabriel

L’hommage prononcé aux obsèques de monsieur Marcel GABRIEL par son neveu Jacques GABRIEL, le 7 octobre 2014 en l’église de Tassenières (Jura).

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la_famille_de_marcel_gabriel_2_vous_remercie_pour_votre_presence-63994.pdf

 

DECES D’HENRI BEAUGE-BERUBE

Henri Beaugé-Bérubé , du BM 4, compagnon de la Libération, est décédé le 16 janvier 2015 à Paris. L’amicale adresse ses plus sincères condoléances à son épouse et à sa famille. Il laissera dans nos mémoires l’image d’un homme souriant et chaleureux.

Ses obsèques auront lieu à la cathédrale Saint-Louis des Invalides le mercredi 21 janvier 2015 à 10 heures. Il sera inhumé à Brest.

Henri Beaugé-Bérubé est né le 6 septembre 1920 à Brest. Son père était officier de marine et océanographe.

Il poursuit ses études à l’Ecole nationale des Arts et Métiers lorsque la guerre éclate.

A 19 ans, à l’annonce de l’armistice, il quitte la France en bateau depuis Le Conquet avec son frère cadet et arrive en Angleterre le 19 juin 1940. Il souhaite s’engager dans l’armée canadienne, mais, ayant appris à Londres l’Appel du général de Gaulle, il rejoint les Forces françaises libres le 1juillet 1940.

Henri Beaugé entre alors à l’Ecole des élèves-officiers de la France libre à Camberley puis, affecté au Bataillon de marche n°3 au Moyen-Orient en janvier 1942, en tant qu’aspirant, il prend part à la campagne de Libye (1942-1943).

Affecté au B.M. 4 comme chef de section antichars, il participe avec brio aux campagnes de Tunisie, et d’Italie ; il est blessé par balle au bras, près du lac de Bolsena, le 12 juin 1944 alors qu’il effectue une reconnaissance sous un violent bombardement.

Promu lieutenant, il débarque à Cavalaire, en Provence, le 16 août 1944. Il se distingue ensuite le 23 septembre 1944 devant Lomontot où il détruit des nids de mitrailleuses après une manœuvre audacieuse de ses canons.

Le lieutenant Beaugé s’illustre encore le 10 avril 1945 au Fort du col de Brouis (Alpes-Maritimes) où il exécute des tirs extrêmement précis sur les tourelles et dans les embrasures, aidant de façon continuelle les éléments d’assaut.

Aide de camp du général Koenig en Allemagne de 1947 à 1949, il est ensuite pendant 10 ans officier des Affaires indigènes au Maroc puis détaché auprès du gouvernement marocain pour l’administration provinciale.

De 1960 à 1963, Henri Beaugé est directeur du Centre pétrolier d’Hassimessaoud.

Il est ensuite en poste à la Délégation à l’aménagement du territoire (DATAR) pour la création des parcs naturels régionaux (1963-1971). Il a entre-temps quitté l’armée en 1965 avec le grade de lieutenant-colonel de réserve.

Directeur du Centre culturel d’Arc et Sénans (Doubs) de 1971 à 1975, il dirige ensuite, à partir de 1976, le Centre culturel de l’ancienne Abbaye de Fontevraud (Maine et Loire).

Membre du Conseil de l’Ordre de la Libération depuis septembre 2005, Henri Beaugé est décédé le 16 janvier 2015 à Paris.

FUNERAILLES D’YVES ROCCA

Hommage funéraire d’Yvette Quélen à Yves Rocca.

Vous êtes né en Algérie en 1922.

Sorti aspirant de l’Ecole des Elèves Officiers de Cherchell, vous êtes affecté au 16Régiment de Tirailleurs sénégalais. Vous vous attachez très vite à vos soldats. Hélas, ce régiment est très rapidement dissous. Les personnels sont alors répartis dans la 1DFL. Dès mai 1944, vous êtes engagé dans la difficile Campagne d’Italie. Vous devriez être affecté au Bataillon de Marche n 5, mais votre camarade de faculté, Pierre Pasquini, vous entraine à la DCR. Vous vous faites remarquer dans l’organisation de la circulation des convois, notamment dans la traversée du Garigliano, pour atteindre la Ligne Gustav, lors de l’attaque du 15 mai 1944. Cela m’a été rapporté par votre ami Pierre GAUTHIER, toujours plein d’admiration, Ancien de la DFL lui aussi et ancien magistrat. Cette campagne est très dure et vous perdez quelques camarades. C’est ensuite le débarquement de Provence et la Campagne de France. Cavalaire, Hyères, Toulon où vous devez garder des prisonniers allemands. Vous êtes très vite dans les Vosges. Vous traversez la France de long en large pour aller à Royan. Vous revenez encore plus vite en Alsace où il fait de plus en plus froid. Hélas, on ne vous laisse pas entrer en Allemagne. On vous envoie dans le Massif de l’Authion pour chasser quelques allemands récalcitrants.

La guerre terminée, vous entrez dans la Magistrature. Chargé de Mission au Cabinet de Michel Debré, vous êtes très vite, après différentes fonctions, nommé avocat-général à la Cour de Cassation. Plus tard, vous siègerez à la Commission Nationale de la Communication et des Libertés.

Vous prenez votre retraite et, rapidement, vous vous mettez au service de l’Amicale de la 1DFL. Vous en devenez le conseiller juridique. Vous participez à la refonte des statuts et en rédigez le règlement intérieur.

Vous êtes donc l’un des plus anciens membres de notre Amicale avec quelques autres, tel Roger Nordmann, Ancien de Bir Hakeim. Elu Vice-Président vous êtes, depuis de nombreuses années, Vice-Président d’Honneur.

Fidèle, discret mais efficace, toujours prêt à prendre des responsabilités, vous laissez la DFL orpheline de l’un de ses administrateurs les plus précieux. Les membres du Conseil d’Administration garderont toujours de vous, le souvenir de votre professionnalisme, de votre sourire et de votre gentillesse.

Outre la Croix de Guerre, vous étiez Commandeur de la Légion d’ Honneur.

Merci Yves pour tout ce que vous nous avez apporté.

Vous allez nous manquer.

(Eloge funèbre prononcé dans l’église de Cloyes-sur-le-Loir, le 6 septembre 2014)

Yves ROCCA

Yves Rocca, décédé le 1er septembre 2014, avait écrit quelques souvenirs pour ses petits-enfants, retrouvés par ses filles qui ont eu la gentillesse de nous les adresser. En voici son histoire qui commence à sa sortie de l’Ecole de Cherchell.

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DECES DU PERE MAURICE CORDIER

Maurice Cordier , soldat de la 2e Division blindée (2e DB) devenu prêtre après la guerre, est mort à l’âge de 93 ans, à l’avant-veille du 70e anniversaire de la libération de Paris.

Le père Cordier présidait l’Association des évadés de France, ces résistants qui ont rallié les forces combattantes de la France Libre par l’Espagne, en franchissant les Pyrénées.

Il avait ainsi rejoint les rangs de la 2e DB du général Leclerc, qui participa à la libération de Paris le 25 août 1944.

Il avait ensuite retrouvé le séminaire, où il était entré juste avant la Seconde Guerre mondiale. Le 8 mai 1945, j’étais au nid d’aigle d’Hitler, à Berchtesgaden avec la 2e DB... Dès la victoire, j’ai repris les études théologiques. Dieu n’abandonne jamais ceux qu’il a appelés , écrivait Maurice Cordier dans un bulletin paroissial il y a quelques années.

Ordonné prêtre au sortir de la guerre, il était devenu ensuite l’aumônier général des anciens de la 2e DB. Il avait reçu de très nombreuses décorations, dont les insignes de commandeur dans les ordres de la Légion d’honneur et du Mérite, la médaille militaire, la croix de guerre 1939-1945 (trois citations) et celle du combattant volontaire de la Résistance.

Maurice Cordier a prononcé l’homélie du Général de Gaulle à Colombey-les-deux églises.

Le prêtre avait aussi aussi rendu hommage au commandant de la 2e DB dans un ouvrage coécrit avec Roger Fouquer, Le Général Leclerc ou se commander à soi-même (éd. Desclée de Brouwer) en 1990 et avait préfacé le livre Paroles de résistants de Robert Belot (éd. Berg) en 2001.

Ses obsèques auront lieu mercredi 27 août 2014 à 15h30 en l’église Notre-Dame de Vincennes (Val-de-Marne), la paroisse de son enfance.

Décès du colonel Jean MARTIN D’ESCRIENNE

Le colonel Jean MARTIN D’ESCRIENNE est décédé le 6 mai 2014 a annoncé sa famille. Il avait vu le jour le 6 décembre 1922 à Meursault, en Côte-d’Or. Il s’était engagé dans la France Libre à son arrivée à Londres en janvier 1943, via l’Espagne, le Portugal et Gibraltar. Cadet de la France Libre (élève aspirant, équivalent de Saint-Cyr), il s’était engagé comme simple soldat. Il avait participé aux campagnes d’Egypte, de Libye, d’Afrique du Nord et d’Italie, puis au débarquement de Provence dans les rangs de la 1e Division Française Libre au sein du 22e BMNA. Le 21 août 1944 à Hyères (Var), il avait été blessé d’une balle à la poitrine. Hospitalisé à Casablanca, il avait repris le combat en Alsace.

Nommé aide de camp du général de Gaulle à l’Elysée, en 1966, il occupa ce poste jusqu’au départ du premier Président de la Vème République, en avril 1969. Il resta à ses côtés jusqu’à la mort du général de Gaulle en novembre 1970.

Le colonel Martin d’Escrienne avait publié en 1973 chez Plon "Le général m’a dit ...1966 - 1970", puis en 1978 toujours chez Plon "De Gaulle, de loin et de près".

Il était Commandeur de la Légion d’Honneur.

DECES DE RENE GOYETCHE

Eloge pour René GOYETCHE

Eloge écrit par Michel Mourguet de la Fondation de la France Libre.

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Eloge pour René GOYETCHE

 

Roger LUDEAU

Le canonnier fait chevalier (article publié dans Les Nouvelles Calédonienne édition du 19 juin 2014).

A l’occasion du 18 juin, Jean Lèques, maire honoraire de Nouméa et commandeur de la Légion d’honneur, a remis, à la mairie, la médaille de chevalier de la Légion d’honneur à Roger Ludeau, ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale.

Corine Voisin, la maire de La Foa, s’est excusée auprès de Roger Ludeau : la salle de la mairie est un peu trop petite pour recevoir un tel événement. La cérémonie de remise de la médaille de chevalier de la Légion d’honneur a eu lieu en présence de la famille, des amis, des différents porte-drapeaux, de représentants du bataillon du Pacifique et de leur emblème. Recevoir cette médaille lors de la cérémonie commémorative du 74e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 lancé par le général de Gaulle, le symbole est fort pour Roger Ludeau. Un message qu’il a entendu et qui l’a décidé à s’embarquer sur le Zélandia pour s’engager volontairement pour défendre la France libre au sein du bataillon du Pacifique.

Patriote. J’ai le plaisir de remettre cette médaille à Roger Ludeau, qui la mérite, et le jour du 18 juin est une date dans l’histoire de la France , a expliqué Jean Lèques, avant de dresser sa biographie. Roger Ludeau est l’un de ceux de Bir Hakeim à avoir connu les horreurs du feu et à avoir rempli cette mission avec honneur. Il a participé à la campagne d’Italie et a débarqué en Provence (lire par ailleurs). Après son retour en Nouvelle-Calédonie, il a repris sa vie civile. Il a tout fait pour faire vivre la mémoire patriotique avec le livre qu’il a écrit* , a lancé Jean Lèques, avant de s’avancer vers Roger Ludeau et de déclarer : J’ai l’honneur de vous remettre la médaille de chevalier de la Légion d’honneur . Long moment de bonheur pour Roger Ludeau, lorsqu’il a reçu cette nouvelle médaille et pour cet ancien combattant, l’émotion devenait nettement palpable.

Emotion. Il ne s’agit pas de sa première médaille, puisqu’il en a reçu sept, dont la Légion d’honneur, la médaille militaire, la médaille de la Résistance française et celle de la Croix de guerre 1939-1945. Juste avant cette cérémonie, il a même reçu l’insigne de délégation de la fondation de la France libre, des mains de Michel Mourguet, son président. Mais c’est avec une émotion intacte qu’il s’est adressé à l’assistance : Cette médaille est trop lourde pour moi, je la décerne à tous ceux qui sont morts pour la France . Ses pensées sont allées ensuite vers sa famille, qui l’entoure chaque jour.

Amérique. Cette distinction honorifique, Roger Ludeau, l’accepte bien volontiers d’autant qu’il a appris de Jean Lèques qu’il figurait parmi les promus à la médaille de la Légion d’honneur et il a demandé expressément que ce soit l’ancien maire de Nouméa qui la lui remette. Il y a deux raisons à cela, la première c’est qu’il est une très vieille connaissance et que j’admire profondément son parcours, a-t-il souligné. La seconde vient de leur passion commune pour les Etats-Unis d’Amérique. Roger Ludeau est d’ailleurs connu pour son engagement à l’attachement et à la reconnaissance de la Calédonie aux Etats-Unis. Un drapeau américain flotte même sur le mât installé à son domicile de la rue Gally-Passebosc. Un combat qu’il continue aujourd’hui de mener.

*Carnets de route d’un combattant du bataillon du Pacifique, publié à compte d’auteurs.

Du Quartier-Latin à Bir Hakeim

Roger Ludeau est né le 23 décembre 1920 au Quartier-Latin, le quartier sélect d’alors, à Nouméa. Dans ses premières années, sa famille part aux Nouvelles-Hébrides. Il embarque à 17 ans sur un bateau chargé de nickel comme élève officier et part en mai 1941 pour le front.

Lors de la bataille de Bir Hakeim, Roger Ludeau est canonnier anti-char, pendant seize jours, du 26 mai au 11 juin 1942. Il participe par la suite à la campagne d’Italie et aux durs combats de Girofano et de Montecassino. En juillet 1944, il embarque avec son bataillon pour participer au débarquement de Provence. Avec d’autres Calédoniens du même bataillon, il remonte ensuite jusqu’à Belfort où en novembre 1944, il doit se retirer du front. De retour en Calédonie en mai 1946, il est marin pour la SLN et devient lieutenant. Il prend sa retraite en décembre 1975. Veuf, il est le père de sept enfants. Les petits-enfants, on ne les compte plus, sourit-il.

Les obsèques du général Maurice Henry se sont déroulées en la Cathédrale Saint Louis des Invalides le 16 mai 2014.

Le général Henry présidait le CEFI. Saint-Cyrien (promotion de La plus Grande France), il prit part à la campagne de France où il fut blessé, fait prisonnier, et s’évada. Il rejoignit le 4e RTA au Maroc. Il participa comme chef de section de son unité aux campagnes d’Italie, de France et d’Allemagne. En 1947, il rejoint l’Indochine où il est de nouveau blessé. En 1950, il est affecté à Coëtquidan, avant de retourner en Indochine en 1953, où il est de nouveau blessé. En 1955, il est affecté à l’EAI de Saint Maixent. Il est alors breveté de l’Ecole de Guerre. En 1960, il est muté en Algérie.

Sa carrière militaire a aussi été consacrée à la formation des jeunes générations. Directeur de l’Instruction Militaire des Ecoles à Coëtquidan, chef d’état-major de la 3e Région militaire commandant de la 4e Région Militaire. Il est élevé au rang de général de Corps d’Armée en 1975. En 1976, il devient Inspecteur de l’Infanterie.

Il était Grand Croix de la Légion d’Honneur.

Nous avons appris avec tristesse le décès de :

Dominique BALDACCI décédé le 8 avril 2014 à St Florent (20217), il avait rallié la 1e DFL le 4 décembre 1943 et fut affecté à la CAC 2. Titulaire de la Croix du Combattant.

Pierre BEZZINA décédé le 21 avril 2014 à Hyerres (83400), Français Libre, combattant au sein du BM 5. Titulaire de la Légion d’ Honneur et de la Croix de guerre avec 1 citation.

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