22e Bataillon Nord-Africain

Origine

La 22e Compagnie nord-africaine, venue de Syrie en 1941, participe aux combats de Bir-Hacheim. Elle constitue, en 1943, le noyau du 22e Bataillon de mitrailleurs africains formé en Tunisie et Tripolitaine qui se transforme presque aussitôt en 22e Bataillon nord-africain.

Chefs de corps

Commandant Lequesne

Commandant Bertrand

Opérations

  1. 1942 : La Libye - Bir Hacheim
  2. 1944 : L'Italie
  3. 1944 : Le débarquement en Provence
  4. 1944 : De Toulon aux Vosges
  5. 1945 : L'Alsace

Citations

A ordre de l’Armée

22 juillet 1945

« Magnifique bataillon crée de toutes pièces par le commandant Lequesne dans des circonstances particulièrement difficiles, en juin 1941.
S’est distingue au cours des campagnes de Libye et de Tunisie. Vient a nouveau, sous les ordres du chef de bataillon Lequesne, de manifester ses remarquables qualités combatives et son admirable esprit de sacrifice, réalisant la percée décisive de la ligne « Gustav » dans le secteur ouest du Garigliano (Italie) du 10 au 16 mai 1944.
Cette citation comporte l’attribution de la Croix de guerre avec palme, qui a été remise au fanion du bataillon le 18 mai 1944. »

14 mai 1945

« Bataillon de marche d’élite et d’un moral a toute épreuve composé de cadres européens et de tirailleurs nord-africains, a déjà pris part brillamment aux campagnes de Tunisie, d’Italie, de France, de la Provence a l’Alsace.
Engagé dans l’attaque de la Première Division française lire au sud de Sélestat, a combattu du 23 au 31 janvier 1945 contre un ennemi fanatise tenant a l’est de l’Ill des positions organisées dans les bois et qui ont du être réduites blockhaus par blockhaus, en particulier les 23 et 24, entre l’Ill et le Bennwasser et le 30 janvier dans le bois d’Ohnenheim. S’est heurte dans ces opérations a quatre cours d’eau successifs profonds et sans passage que les hommes ont franchis en se jetant a l’eau par une température de 10 degrés au-dessous de zéro.
Anime par l’énergie indomptable de son chef, le commandant Albert Bertrand, a mené tous ces combats dans un terrain couvert de 40 centimètres de neige, sous des chutes de neige presque constantes et est resté sur la ligne de feu pendant neuf jours, au mépris des pertes très sévères dues autant au froid qu’a l’ennemi, a finalement mené sa dernière attaque avec des effectifs exténués et n’a été relevé que lorsque l’ennemi eut été contraint d’abandonner ses positions.