4e BRIGADE- BM 24 : la Campagne de France

ORDRE DE BATAILLE DU B.M. 24 au débarquement du 16 août 1944

Commandant Chef de Bataillon SAMBRON
Adjoint Chef de Bataillon MEZY
Officier Liaison Lieutenant DAVID
Médecin chef Médecin-capitaine JUGUET
Médecin Adjoint Médecin Sous-Lieutenant LAFUENTE
C.B
Commandant de Compagnie Capitaine BOISSON
Section Pionniers Adjudant-chef NOGUES
Officier Détails Sous-Lieutenant BONALDI
Officier Ravitaillement Sous-Lieutenant DELPECH
Officier Transmissions Adjudant-chef MOALIGOU
C.A.
Commandant de Compagnie Capitaine JOUBE
Adjoint Lieutenant POCHAT
Section Mitr. 1 Aspirant MUNOZ
Section Mitr. 2 Aspirant MEUNIER
Section Mitr. 3 Aspirant Vincent
Section Mortiers Lieutenant ANDRIOT
Antichars Sous-Lieutenant BAUTHAMY
1e Cie
Commandant de Compagnie Capitaine SOULE SUSBIELLE
Adjoint Aspirant LABAYE
1e section Lieutenant de COETLOGON
2e section Sous-Lieutenant GISQUET
3e section Aspirant BAKIS
Section Lourde Sous-Lieutenant CUNIN
2e Cie
Capitaine PARISON
Sous-Lieutenant GRANIER
Lieutenant GAUDIOT
Adjudant SAULI
Adjudant CHARRON
Sous-Lieutenant CRESPIN
3e Cie
Capitaine TENCE
Adjudant Chef SOULAS
Adjudant-Chef LANFRANCHI
Adjudant DECLEMY
Aspirant WINTERDORF

CAMPAGNE DE FRANCE

HYERES-TOULON

13 août 1944

Le BM 24 quitte Tarente sur le s/s Empire Pride

16 août 1944

Le débarquement a lieu à l’Ouest de !a plage de Cavalaire

18 août 1944

Venant de Cavalaire par le Lavandou, le Bataillon prend sen ordre de bataille en se déployant sur les hauteurs de la Sanglieri et à la sortie de la Verrerie.

19 août 1944

Les Compagnies progressent en tirailleurs premières arrivées de 88 a la sortie de La Londe Les cartes renseignées montent trois lignes défensives entre le GAPEAU et HYERES dominées par la position fortifiée de l’Hôtel du Golf en retrait au Nord de la route et à l’Ouest d’un immense glacis entre lui, la route et le Gapeau. Le Gapeau est à sec, les ponts sont démolis, les berges abruptes.. Du passage à niveau a hauteur du château de !a Pascalette, les Cies se déploient en direction du Gapeau avec la longue ligne droite aboutissant a la gare Saint Nicolas. Les Compagnies sont soumises à des tirs de barrage d’artillerie continuels encadrant les axes routiers, mais les progressions hors des routes sont dangereuses, tous les terrains étant minés. Des tireurs isolés se rendent après avoir épuise leurs munitions

A la nuit, installée solidement autour de la Ferme, la 1e Cie est au contact du Gapeau et assure des mitraillades sur tout son front depuis 14 heures.

La 3e sur la droite est également face au Gapeau de part et d’autre du pont routier effondré avec vue à 800 m sur le Golf Hôtel dont elle est séparée par un glacis nu comme la main. Les renseignements ont minimisé les défenses.

A 21h, la 3e Cie constitue une pointe de reconnaissance commandée par l’Adjudant-Chef DECLEMY, suivie du Capitaine TENCE avec une section, le reste de la Cie chevauchant le Gapeau en élément de réception avec, comme objectif, les casernes à l’entrée Nord-Est de la ville.

Dès le passage du Gapeau, les résistances se révèlent très sérieuses ; tranchées, troncs d’arbres, barbelés. DECLEMY , une balle dans l’épaule, voit le front s’éclairer, avec son sang-froid habituel il mesure les résistances rend compte et organise son repli. Devant cette intense résistance, le commandement revoit l’aménagement de son dispositif immédiat.

la 1e Compagnie est ramenée de la Ferme sur Pin Vieux, la 3e se regroupe a MAUVANNES , la 2e s’établit solidement à cheval sur la route de Saint-Nicolas au ponceau sur le ravineau à l’Est du Gapeau . Les infiltrations ennemies se font liquider jusque sur les arrières de la Ferme.

Le 20 août 1944

Dès la fin de la matinée, les Compagnies sont ramenées au contact du Gapeau, les éléments avancés dans le lit du Gapeau formant tranchée. Mission offensive au-delà du Gapeau, aidée de trois tanks destroyers.Le tir de barrage s’intensifie. Des armes automatiques tirent de toutes parts depuis le Golf Hotel et le talus formant remblai sur le Sud.Une maisonnette se met à flamber du côté ennemi, toute proche, dont les Allemands s’échappent. LANFRANCHI avec sa section en profite pour bien déboucher en les poursuivant.

Le Capitaine TENCE se saisit de cette petite tête de pont. A gauche, la 1e Cie s’abrite et appuie de toutes ses armes, débordant le pont de chemin de fer.

Deux sections s organisent pour la nuit, largement dans les premiers retranchements allemands.

Le 21 au matin L’attaque reprend. L’ennemi s’est retranché sur sa 3e ligne et le Golf Hôtel reste intact La progression est difficile. Les Allemands enterrés faiblissent malgré I’ appui nourri du Golf Hôtel.

Laissant le GH sur leur droite la 3e Cie et le C.A.C 4 font de nombreux prisonniers et débouchent par les sorties Nord-Est de Hyères tandis que le B.M 21 qui a dépassé la 1e Cie, passe aux sorties Sud.

Hyères est déjà occupé : vers 18 heures, après une sérieuse préparation d’artillerie, le GH va être littéralement coiffé par le BIMP .

II y fait cent soixante prisonniers ; les Allemands ont vingt tués.

Il est 19 heures. Le 21 août, le B.M. 24 est aux lisières Ouest de Hyères et commence à souffler au milieu d’une population en délire.

A 20h30, reconnaissance sur la route Sud de la Moutonne avec une Compagnie renforcée par une section de 81, guidée par un F.F.I.

La Compagnie, colonne par un, trois véhicules en queue, laisse un premier fort à quatre cents mètres sur la droite, capture douze, puis quarante Allemands.

A LA MOUTONNE, les habitants surpris signalent un fort à un km avec sentinelle sur la route. Alertée, l’Artillerie du fort se met a déboucher à zéro à quatre cent mètres, les autres forts s’allument La Cie se replie prudemment sur la Moutonne. Elle se heurte à des Allemands qui dans la nuit noire, grenadent les fossés en montant, se jettent dans les fosses mêlés aux nôtres sans les reconnaître.

Les armes automatiques sont toutes enrayées, les Sénégalais dispersés. NESME refait prisonniers des Allemands déjà sous escorte.

Énervement, fatigue extrême de tous. La Cie se forme en carré dans une vigne et s’endort, les prisonniers au centre, en plein dispositif allemand.

Le 22 à l’aube

Le BM 24 progresse sur deux axes convergant de HYERES sur LA GARDE .

Les tirs de barrage sont nombreux sur deux axes, ni les forts de Toulon, ni Saint Mandrier n’étant pris. La Garde est derrière un haut remblai de la voie ferrée. Le Lieutenant GAUDIOT avec une section surgit dans la Garde par le passage Sud sous la voie ferrée et surprend sur la place centrale une trentaine d’Allemands installés dans un camion prêts à se rendre en renfort aux défenses du Pradet.

Accrochage sévère, l’ennemi est quasi décimé, mais quelques-uns ont pu s’échapper et de la sortie Ouest de La Garde accourt une violente contre-attaque. GAUDIOT doit se replier sous un tir ajusté d un automoteur prenant !e remblai en enfilade. Les Allemands sont en force.

Le BM. 24 est épuisé, la 2e Cie est dispersée, la 3e se remet de l’extraordinaire équipée de la nuit, ordre lui est donné de se placer en défensive au Sud de la nationale garnie de T.D, d’où le BlMP ira prendre la Garde.

Le 23  août

Le bataillon s’installe au Sud de la nationale en deçà du remblai et recevra toute la nuit du 22 au 23 des obus dont pas un n’éclatera.

Le 26  août

Le bataillon part pour MEOUNES par Saint Maximin et Aix.

Le 30 août

De 1h30 à 7 h, passages du Rhône sur bac. Regroupement du Bataillon dans la soirée a Nîmes. Punaises, Etablissement de l’ordre.

Le 2 septembre

A pied pour UZES .Punaises. Maintien de l’ordre.

Le 4  septembre

Le bataillon est à COLLONGES dans la banlieue de Lyon et le 7, s’installe dans LYON qu’il ne quittera que le 1e octobre.

Entre temps, nombreux engagements de jeunes volontaires et de quelques F.F.I.

CAMPAGNE DES VOSGES

Dans les derniers jours de septembre, on sait au B.M. 24 que la D.F.L. avec une partie de la IVème Brigade est sur l’ennemi quelque part. Les anciens disent qu’ils font les malins, n’imaginant pas des combats sérieux sans eux.

Et puis arrivent les noms de victoires de Clairegoutte, de Fréderic Fontaine avec la nouvelle de la mort du Sous-Lieutenant BERJOU . L’impatience est à son comble lorsque le 3, arrive l’ordre préparatoire de mouvement Villersexel - Moffans.

Le 1e octobre

Il fait encore nuit lorsque le B.M. 24 quitte le Fort LAMOTHE entre deux haies d’une féminité dont les fleurs, les bravos, les prénoms jetés marquent les larmes et les cœurs angoissés des mères dont les petits sont déjà des hommes avant d’avoir vingt ans, des fiancées mêlées aux petites alliées, espoirs inquiets et romans inachevés.

D’ une seule traite, par Bourg, Chalons, Besançon, Villersexel, la colonne atteint LURE .

Lentement, les camions progressent. La nuit vient. Tout éclairage est interdit. A 6 km, à la sortie de la Côte, pied à terre.

La 2e gagnera à gauche par un chemin caillouteux le secteur de la Chapelle de Ronchamp. La 3e protégera la RECOLOGNE et son carrefour. La 1e, qui doit demain attaquer par les terrains de droite où le BMNA a perdu quatre-vingt-douze hommes la veille, est en retrait.

La 3e doit sonder la route au plus profond vers Ronchamp en suivant le déminage des bas-côtés.

Le 2 octobre

La Brigade doit attaquer à onze heures Au petit jour, la 3e peut démarrer et prend le contact aux premières maisons de RONCHAMP . Au fond, la masse de la cote 406 boisée La section VILAIN entièrement blanche est en tète avec ses bleus qui reçoivent le baptême du feu. Dans les sections mixtes, plus aguerries, les bleus collent aux tirailleurs. Des T.D. viennent en appui. Bientôt le carrefour est atteint, puis à onze heures, par la route de Belfort, la Patte d’Oie à 1 500 mètres en nettoyant quelques résistances, neutralisant un antichar, ouvrant la bretelle de Champagney et fermant le repli des Allemands qui résistent aux assauts de la 1e Cie et du B.M.N.A. attaquant ensemble la Fonderie et l’Usine électrique depuis Recologne.

La C.C.I. de FOUBERT s’est introduite dons Ronchamp et ses lisières a droite. Elle surprend de ses tirs à vue l’ennemi retranché qui, dès 16 heures, est en débandade : a 18 heures. RONCHAMP est largement coiffé et déjà au café de la gare le patron arrose largement la libération.

Le 3 octobre

Dans la matinée, un tir de 88, après une demi-heure atteint le clocher de la Chapelle.

L’après-midi, la 1e Cie part à pas de loup par les bois sous la Chapelle, déborde largement à gauche et débouche au Nord, a même le sommet de 406, toujours par les couverts, coiffe la cote au corps à corps alors que les Allemands étaient déjà à mi-côte vers Ronchamp camouflés de branchages. Le corps à corps est à peine terminé que les mortiers avec Dose sont à mi-pente tandis que prisonniers et blessés descendent. Immédiatement, la 3e Cie est poussée en flanc garde au Nord de la 1e Cie, laissant sa place au carrefour au B.M N.A

Du 4 au 9  octobre

La poche au Nord de la voie ferrée est largement débridée jusqu’à La Selle et tout autour de la Houillère le bois Le Chevanel. Cette fin de rush provoque de nombreuses pertes tant par mines que mitraillades. DEVEY , blessé, est placé en appât par les Allemands. SANS est tué en voulant le secourir. Le vieux Mossi Tirago DAKOURE , dit Moustache, dont le barda de cinquante kilos trainait un véritable marché aux puces, sauve une patrouille qui se repliait avec des blessés en alignant trois poursuivants allemands.

Le 15  octobre

Dispositif remanié strictement défensif bordant la Houillère et le Château dans les bois. Le P.C.B. s’installe au pied de 406.

Ainsi le B.M. 24 est au Nord de la voie ferrée et à tour de rôle les Cies vont pour cinq jours au repos et au chaud à RECOLOGNE.

Toute la population est partie, les Tirailleurs sont à relever, décimés par les gelures, amoindris par les froids et !es pluies glacées, dans les tranchées pleines d’eau. La relève est trop lente, les sections ne refont pas le plein. Ce ne sera que le 8 novembre que les Tirailleurs finiront de s’en aller, avec les regrets des anciens et aussi des jeunes qu’ils ont conquis. Dernières accolades entre blancs et noirs, les larmes glissent des yeux dans les plis des larges sourires. C’est un soulagement lorsque s’achève cette chevauchée de 6 000 km, semée de deuils- tissée de fraternité.

Adieu a tous, a MOUSTACHE, son barda légendaire et son tir précis. A DALIL qui enlevait sa mitrailleuse d’une main sans jamais dévisser le trépied pour aller plus vite, à BAMANDI évadé de la Moutonne en chemise, à BADGY, N’GORY, TOURE, DRABODRABO .

Le Capitaine SOULE est venu à RONCHAMP leur dire adieu, mais ces injustes souffrances sont terminées, les pieds gelés, les pieds ficelés sur les chaussures pour monter aux tranchées de guet, avec un moral admirable sans jamais une récrimination. Et la guerre de position continue ou les pertes apparaissent toujours stupides dans leur brutalité. Un obus, une mine, un coup de feu dans la nuit .

Attaque prévue pour le 18. Pas de confirmation.

Le 18  octobre

Nouvelle réunion en P C.

A 13 heures, CAILLIAU avise TENCE que le guetteur allemand n’est pas là. L’exploration de tout le front est ordonnée. La 2 répond qu’ils sont toujours au guet.

Le Capitaine TENCE pousse VILAIN qui va occuper les retranchements allemands abandonnés et élargir les reconnaissances. Prudemment, le Sergent-Chef ECK , ancien du Vercors, avec quatre hommes est dirige sur CHAMPAGNEY , le long de !a voie ferrée. Comptant les traverses, à quatre pattes, à la 173e, il coupe un premier fil de mine à traction. Ainsi jusqu’à la 400e environ. Puis il passe trois barricades successives. A la troisième, un casque tombe. Gros émoi, pas de réaction. Ainsi les Allemands sont partis.

Le 19  octobre

A 8h30, l’heure H, TENCE part en flèche par le couloir Vilain et regroupe sa Cie à l’autre bout du bois. La progression de la 2e Cie est ralentie par les mines.

La 3e Cie, passant au Nord de Champagney, va à la Crète Bermont . En face, le village de SERRE où était signalé un P.C. de détachement S.S avec un Haupsturmführer disposant de quatre batteries disposées autour de Champagney, une première défense est organisée avec épais barbelés, abattis et retranchements. Le tout est d’ailleurs abandonné.

Le 20  octobre

La 2e Cie s’empare de PASSAVANT et le BM. 24 surplombe la coupure de Plancher-Bas, Plancher-Haut et Plancher-les-Mines. Les mouvements s’accélèrent, quelques prisonniers seulement. La coupure des Planchers est passée.

Le Bataillon pousse sur AUXELLES-BAS sous des tirs d’artillerie. Le Général BROSSET est là, il fait passer Auxelles-Bas sur camion pour mieux surprendre l’ennemi ; à la sortie, les Cies reprennent la progression, en éventail. Elles s’arrêteront au delà d’un pont coupé ayant franchi les premières défenses de Giromagny. Pluie torrentielle et glacée pendant la nuit.

Le 21  octobre

Au matin la progression reprend et va vers les puissantes défenses de Giromagny où les sections vont se dépenser en coupant les barbelés, s’infiltrant dans les tranchées au corps à corps, parfois baïonnette au canon. La 2e Cie pénètre un P A avancé dans un inextricable réseau de barbelés et de tranchées et est au corps à corps. La section ALLEGER vient a l’aide avec SCHERDING qui met la confusion chez l’ennemi en jetant des ordres en allemand. Les Allemands se ressaisissent et décrochent pour laisser passer un tir d’artillerie qui leur prépare l’assaut.

Le débordement par le B.M 5 sur les Hauts de Puicy contraint les Allemands pressés de toutes parts, à se replier pendant la nuit.

Le 22  octobre

Utilisant deux ponceaux conservés dans l’usine sur la gauche, le BM 24 passe la Savoureuse. Appuyée par les chars, en haut de la cote, à cinq cents mètres avant Rougegoutte, la 1e Cie reçoit un feu nourri de mitrailleuses et plonge dans les fossés plein d’eau glacée.

Mais elle occupe ROUGEGOUTTE a 16 heures.

Le 23  octobre

Diverses tentatives appuyées par tous les moyens du Bataillon font fuir les Allemands, qui avaient fait usage de balles explosives.

Le 24  octobre

GIROMAGNY est atteinte et doit être délivrée maison par maison avec l’appui des chars.

Le 25  octobre

Au matin, on ramasse les mors Ils sont onze dans Giromagny, MAYQUIES , blessé, était mort noyé. La Campagne des Vosges est terminée pour le BM. 24

A la 2e Cie, tous les officiers sont manquants ; restèrent l’ Adjudant CARPENTIER , un Sergent-Chef, quelques Sergents et une quarantaine d’hommes sur cent vingt.

A la 3e Cie les sections sont décimées, l’Aspirant WINSTERDORF, le Lieutenant DAVID, le Sergent-Chef COSTA, le Sergent GOURRUT sont tués ; le Sergent-Chef ECK , le Sergent-Chef PETITJEAN , le Sergent BOURREL , blessés.

Pendant trois jours, le B.M 24 va souffler, panser ses plaies sur place. Les morts sont groupés dans une grange où les honneurs, avec les pieux devoirs, leur sont rendus.

Le Sergent-Chef PETITJEAN blessé, qui est de Giromagny est évacué. Tout ce qui reste de sa section fait une visite émouvante à sa femme et à ses deux charmants enfants.

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