AMYOT D’INVILLE Hubert Marie Edouard

30/09/1909

Grade : Capitaine de frégate

Unité : 1er RFM

 

Français Libre

 

À propos

Lieu de naissance : Beauvais

Pseudonyme : l'Astuce

Lien compagnons

Mort pour la France

Lieu de décès : Italie

Sépulture : http://www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id=468

 

Écrits

Hubert Amyot D’Inville est né le 01 Août 1909 à Beauvais (Oise).

Compagnon de la libération (décret du 09/09/1942)

Ce Beauvaisien, très jeune attiré par la mer, ne pouvant intégrer l’École navale à la suite d’un grave accident de jeunesse, est breveté officier de marine marchande (1930), tout en faisant son service militaire comme enseigne de vaisseau de réserve de la Royale. Capitaine au long cours, il exerce différents commandements dans des compagnies maritimes.

Mobilisé en 1939, il commande un langoustier transformé en dragueur de mines électrique. Il participe à l’évacuation de Dunkerque, au cours de laquelle son bâtiment, le dragueur de mines Trombe-H, est coulé.

Rescapé, Amyot d’Inville est cité à l’ordre de l’armée. Ayant réussi à rallier l’Angleterre (20 juin 1940), il rejoint le général de Gaulle à Londres et devient l’un des tout premiers officiers des Forces navales françaises libres (1e juillet 1940). Le lieutenant de vaisseau Robert Détroyat lui confie le commandement de la 3e compagnie du 1e bataillon de fusiliers marins reconstitué (1e BFM).

Il participe à l’expédition de Dakar (septembre et. après un périple en Afrique, est grièvement blessé en Syrie (17 juin 1941).

Promu capitaine de corvette (août 1941), il transforme le 1e BFM en unité de DCA motorisée et se distingue à sa tête à Bir Hakeim, où ses marins prennent une part déterminante au succès final (mai-juin 1942).

Compagnon de la Libération (décret en date du 9 septembre 1942), il prend part à la bataille d’El-Alamein et à la campagne de Tunisie.

En juin 1943, il transforme une nouvelle fois son bataillon en régiment motorisé de reconnaissance sous le nom de 1er régiment de fusiliers marins (1e RFM).

Il est intégré à la 1e division française libre du général Brosset avec laquelle il débarque à Naples, en avril 1944.

Le 10 juin 1944, devant le village de Montefiascone, sa Jeep saute sur une mine ; il est tué sur le coup.

De ses trois frères - Jacques, capitaine de Légion étrangère, est tué en Tunisie (avril 1943), Gerald, prêtre à Senlis et chef d’un réseau de résistance, est déporté à Buchenwald, et meurt au camp d’Elrich (février 1945), Guy, aspirant de cavalerie, grièvement blessé, sera le seul survivant.

Patrick de GMELINE
Dictionnaire de la France Libre - Laffont ed. 2010

Biographie complète sur le site de l’Ordre de la Libération

CHEMINS DE MÉMOIRE

Le Parisien du 09 mai 2009

Ce n’est évidemment pas un hasard si c’est un 8 mai, jour de commémoration de la victoire sur l’Allemagne nazie, qu’a été rendu un vibrant hommage aux frères Amyot d’Inville. Ces trois héros beauvaisiens, morts pour la France, avaient un boulevard à leur nom. Ils ont désormais leurs statues, posées au milieu du jardin de la maison qui les a vus naître et grandir au 29 bis, boulevard Amyot-d’Inville, maison qui abrite des locaux de la Direction départementale de l’agriculture.

L’inauguration de cet ensemble de statues de bronze, en présence, notamment, du préfet de l’Oise, d’élus locaux et de représentants d’associations d’anciens combattants et de déportés, est l’aboutissement d’un long et patient travail mené par l’association Promouvoir la mémoire et la jeunesse de Beauvais.

Morts au champ d’honneur

Cela fait huit ans que Max-Jim Plouvier, son président, oeuvre pour que l’hommage mérité soit rendu à ces trois Beauvaisiens. Jacques et Hubert sont morts au champ d’honneur. Le premier était capitaine du 3e régiment de la légion étrangère, le second s’était illustré en tant que commandant du 1e régiment de fusiliers marins. Gérald, prêtre résistant, a succombé à la barbarie en déportation. Hier, leur nièce Dany Amyot d’Inville s’est jointe aux personnalités pour honorer la mémoire de ces oncles héroïques, tous disparus à l’âge de 34 ans, mais aussi celle de son père, le quatrième et dernier frère Amyot d’Inville. Guy, officier de cavalerie, grièvement blessé en 1940 et prisonnier pendant cinq ans, sera le seul à survivre aux horreurs de la guerre.

Max-Jim Plouvier est parvenu à convaincre la ville, les conseils général et régional mais aussi la défense nationale et le ministère de la Culture, à apporter leur contribution financière à cette action en faveur du devoir de mémoire. Il a fallu réunir 60 000€. L’association a fait appel au talent du sculpteur Philippe Dewaleyne, qui a son atelier à Hodenc-en-Bray et enseigne à l’école d’art du Beauvaisis, pour réaliser l’oeuvre installée sur un socle en pierres de Saint-Maximin. A noter que des élèves du lycée professionnel Jean-Baptiste-Corot, ont eu aussi apporté leur concours à ce projet.

Source

BIBLIOGRAPHIE

Aventuriers de la France libre : Quatre garçons pour l’honneur de la Marine

Eric Brothé, Editions L’Harmattan, 2012 - 260 pages

Dans les suites de la débâcle de la campagne de France, quatre jeunes officiers de marine se retrouvent à Londres en juillet 1940. Refusant la défaite, ils décident de poursuivre la lutte dans les rangs de la "légion de Gaulle" et forment l’ossature du 1e bataillon de fusiliers marins de la France libre. L’engagement de Robert Détroyat, Hubert Amyot d’Inville, Élie-France Touchaleaume et Jean des Moutis symbolise à lui seul le destin d’une partie de ces jeunes Français qui n’ont pas voulu céder à la résignation et au défaitisme.

Patrick de Gmeline, Amyot d’Inville, quatre frères pour la France

Préface du général de Boissieu, Hérissey, 2004.