BAYROU Maurice

01/03/1903 - 28/12/1996

Grade : capitaine

Unité : BM 2

 

Français Libre

Voir ses décorations

  • Grand Officier de la Légion d’Honneur
  • Compagnon de la Libération
  • Croix de Guerre 1939-1945 avec 3 citations
  • Médaille de la Résistance avec rosette
  • Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
  • Insigne des Blessés
  • Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc"
  • Médaille Coloniale avec agrafe "Libye"
  • Médaille Coloniale avec agrafe "Bir-Hakeim"
  • Chevalier du Mérite Agricole
  • Mérite Syrien de 3e classe
 

À propos

Lieu de naissance : lanta

Ralliement : aef (août-40)

Lien compagnons

Date de décès : 28/12/1996

Sépulture : Montauban

 

Écrits

Né à Lanta (Haute-Garonne), vétérinaire, inspecteur du service de l’élevage en Oubangui (Afrique-Equatoriale française, ou AEF), Maurice Bayrou entend l’appel du 18 Juin et participe au ralliement du territoire à a France Libre (29 août 1940). Engagé à Bangui au 2e bataillon de Marche de l’AEF (BM 2), il est affecté comme lieutenant à la 6e compagnie.

En juin 1941, il combat en Syrie. Capitaine (mars 1942), il détruit plusieurs blindés ennemis lors des opérations de Jock colonnes autour de Bir Hakeim (avril-mai 1942).

Le 10 juin, commandant un dispositif antichar au nord-ouest de la position, il remet en état une pièce de 75 mm dont les servants ont été tués et obtient l’arrêt des chars allemands. Grièvement blessé par balles à la cuisse gauche, il passe de longs mois en soins au Moyen-Orient avant de rejoindre son unité à Bangui en août 1943. Contribuant à la réorganisation du bataillon, il prend le commandement de la compagnie lourde (fin 1943).

Officier en second du BM 2, il gagne la France pour prendre part aux opérations de réduction des poches de l’Atlantique (novembre 1944) ; il se distingue à Didonne, en dégageant la route de Royan alors que le feu ennemi cause de lourdes pertes au BM 2 (15 avril 1945).

Il termine la guerre comme chef de bataillon, trois fois cité et Compagnon de la Libération (décret en date du 28 mai 1945).

Après la guerre, il se lance en politique - en AEF puis en France, où il est notamment secrétaire d’État à la France d’outre-mer (1955), sénateur de Paris (1959-1977) et vice-président du Sénat (1965- 1968).

Vladimir TROUPLIN

Dictionnaire de la France Libre Robert LAFFONT, 2010

Bibl. : Florence Bernault, Démocraties ambiguës en Afrique centrale, Congo-Brazzaville, Gabon, 1940-1965, Karthala, 1996 • Jean-Christophe Notin, 1061 Compagnons, histoire des Compagnons de la Libération, Perrin, 2000.

IN MEMORIAM PRONONCÉ PAR CHARLES PEREZ ANCIEN DU BATAILLON DE MARCHE N°2

Le dernier carré du BM 2 se resserre, et la disparition de notre ami Maurice Bayrou, ancien commandant en second de notre bataillon, laisse un vide immense.

Ses obsèques ont été célébrés dans l’église des soldats à Saint-Louis des Invalides 6 janvier 1997, en présence du président de la République, qui a voulu marquer par sa présence sa fidé lité en amitié.

Étaient également présents son épouse et sa famille, le chancelier de l’ordre de la Libération, le général d’armée Jean Simon, une délégation de Compagnons de la Libération parmi lesquels les généraux : de Boissieu, Saint Hillier et Hautefeuille ; le secrétaire général de la 1e DFL, André Quelen ; quelques ministre et parlementaires et des anciens du BM 2 : Marie-Jo et François Cartalade, Jocelyne et Pierre Mayolle, Marie et Charles Yervant, Annie et Charles Perez, ainsi que trois de leurs fils et deux de leur brus.

Avec Maurice Bayrou la France vient de perdre un grand serviteur et nous,anciens du BM 2, un ami fidèle, inoubliable et d’une générosité sans calcul.

Au moment du départ de Bangui, le capitaine Maurice Bayrou de l’époque avait promis à nos braves tirailleurs qu’une fois la guerre finie, il les ramènerait au pays, promesse tenue en septembre 1945.

II a également et inlassablement participé à tous nos pèlerinages à Royan et au cimetière national de Retaud où sont enterrés tant de nos camarades tombés au combat.

Depuis la fin de la guerre, Maurice Bayrou s’est toujours occupé des difficultés de tous ses anciens camarades et n’a jamais refusé de donner un coup de main lorsque nécessaire.

C’est lui encore qui a présidé avec tant d’autorité et de prestance la célébration du cinquantième anniversaire de notre dernier combat, le 15 avril 1995, ainsi que l’inauguration d’une plaque à la mémoire des combattants du BM 2 pour la libération de Saint-Georges-de-Didonne et de Royan.

À l’issue de la messe célébrée, par Monseigneur Alazard, les honneurs militaires ont été rendus à Maurice Bayrou dans la cour des Invalides par un froid glacial comme celui que nous avions connu dans nos tranchées en 1945. Le fanion du BM 2 était présent, porté par un sous-officier. Je ne puis terminer sans à nouveau rendre hommage à M. Jacques Chirac, président de la République, pour le soutien qu’il a apporté à notre ami durant les derniers mois de sa maladie en lui téléphonant plusieurs fois par semaine. Merci encore, Monsieur le président, au nom de tous les anciens du BM 2, pour cette marque de fidélité et votre présence ses obsèques.

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