BEL HADJ Mohamed

17/03/1905

Grade : lieutenant

Unité : 22 BMNA

 

Français Libre

 

À propos

Ralliement : syrie (août-41)

Lien compagnons

Mort pour la France

Lieu de décès : Alsace

 

Écrits

Mohamed Bel Hadj est présumé né à Saïda (Algérie) en 1904.

Engagé volontaire dans l’armée à Saïda en août 1923, il est incorporé comme tirailleur de 2e classe au 10e Régiment de tirailleurs puis au 6e RTA en Algérie. Il sert ensuite au Maroc pendant 4 ans.

Affecté au Levant en septembre 1928, il y sert pendant 11 ans au 6e RTA. Il est successivement promu caporal en 1930, sergent en 1933 puis sergent-chef en 1937.

Le sergent-chef Bel Hadj est muté en novembre 1940 au 10e RTA par suite de la dissolution du 6e RTA et prend part, au sein de l’armée de Vichy, à la campagne de Syrie contre les forces anglaises et gaullistes. Il est blessé à la jambe par éclat d’obus, le 19 juin 1941, devant Merdjayoum.

Le 6 août 1941, il choisit de déserter pour s’engager dans les Forces françaises libres.

Promu adjudant en octobre 1941, il est affecté dès sa création à la 22e Compagnie Nord-africaine (22e CNA) formée avec des tirailleurs nord-africains ralliés à la France libre. La compagnie est rattachée à la 1e Brigade française libre du général Koenig et participe à la campagne de Libye.

Par deux fois, au péril de sa vie, l’adjudant Bel Hadj sauve son commandant de compagnie à Bir-Hakeim en juin 1942.

Le 1e juillet 1943, la 22e CNA devient le 22e Bataillon de Marche nord-africain (22e BMNA),

L’adjudant Bel Hadj prend part à la campagne d’Italie où il débarque avec la 1e Division française libre (1e DFL) le 20 avril 1944.

Promu adjudant-chef le 1e juillet 1944, il débarque en Provence le 17 août 1944, prend part aux combats de libération de la Provence et de la vallée du Rhône.

En novembre 1944 le Bataillon est rattaché à la 2e Brigade de la 1e DFL. Mohamed Bel Hadj est promu sous-lieutenant le 25 novembre 1944.

Le 9 janvier 1945 pendant la campagne d’Alsace, il saute sur une mine en conduisant une patrouille à Dambach dans le Bas-Rhin. Mortellement blessé, il dit au médecin : "Le lieutenant Bel Hadj va mourir, mais cela ne fait rien. Vive la France !". Il décède dans l’heure suivante, pendant son transfert à l’hôpital.

Mohamed Bel Hadj est inhumé au cimetière national de Sigolsheim dans le Haut-Rhin.

  • Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
  • Médaille Militaire (1e janvier 1943)
  • Croix de Guerre 1939-45
  • Médaille Coloniale avec agrafe Maroc
  • Médaille de Syrie-Cilicie
  • Mérite Syrien

Biographie du site de l’Ordre de la Libération


Extraits de l’article en ligne du site Internet AVMAROC :

Visiter le site AVMAROC

"Puissent les générations qui prendront la relève pour la survie de la France ne jamais oublier ce qu’elles doivent aux Africains qui venaient de loin", lit-on dans le journal de marche du 22e bataillon de marche nord-africain (BMNA), intégrée à la 1e DFL de l’Armée d’Afrique.

Ce bataillon, né en septembre 1941 en Syrie et dissous en janvier 1946 en Algérie, intégra tirailleurs maghrébins de l’armée du Levant, Français d’Afrique du Nord, de métropole et de Corse, de toutes classes sociales et de toutes religions.

Unité parmi les plus décorées, le 22e BMNA a compté douze Compagnons de la Libération, dont le lieutenant algérien Mohamed Bel Hadj, tué le 9 janvier 1945 en Alsace, l’un des très rares soldats maghrébins, Compagnon de la Libération.

Le journal de marche du 22e BMNA (355 tués, soit plus du tiers de son effectif, dont 156 officiers et parmi eux tous les officiers maghrébins) se confond avec l’histoire de la France Libre : Bir Hakeim (juin 1942) ; Garigliano (mai 1944) au pied de Monte Cassino lors de la percée alliée de la ligne Gustav vers Rome ; campagnes de Provence, des Vosges et d’Alsace.

"Les tirailleurs nord-africains étaient des soldats solides et courageux, surtout les tirailleurs marocains", se souvient Jean Jaboulay, 84 ans, sergent à la 3e compagnie avec le lieutenant Bel Hadj.

A Eboulet, un hameau du village de Champagney (Vosges), une stèle porte le nom des 58 soldats du 22e BMNA, tués dans de féroces combats avec des SS allemands entre le 29 septembre et le 3 octobre 1944 : quarante étaient des tirailleurs ou des sous-officiers maghrébins, les autres des Français d’Afrique du Nord, de Corse ou de métropole.

"On nous avait promis que le bataillon défilerait à son retour à Alger, décorations pendantes, se souvient René Petitot, 85 ans, caporal-chef au 22e BMNA, mais l’unité a été dissoute à la sauvette en janvier 1946", neuf mois après la répression des émeutes de Sétif (15 000 à 20 000 morts).

"Les autorités militaires ont rendu aux tirailleurs survivants, qui avaient déserté pour rejoindre la France Libre, leurs livrets militaires avec le mot +déserteur+ écrit en rouge", raconte René Petitot, mémoire du bataillon.

"Une dizaine d’années plus tard, j’ai appris que le sergent-chef Saïdoun Ben Freha, décoré de la Médaille militaire par le général de Gaulle après la percée de la ligne Gustav, avait rejoint le FLN avec tous ses tirailleurs".

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