Bataillon de Marche n°5

Origine

FORMÉ le 1e avril 1941 par le commandant Gardet, au Cameroun.

Troupes : 700 Tirailleurs du Cameroun, 200 d’autres régions.

Cadres sous-officiers et officiers : mi-active, mi-réserve, tous du Cameroun.

Entraînement au camp : lieutenant-colonel d’Ornano jusqu’au 1e décembre 1941.

Départ pour Garonna (nord du Cameroun), le 1e décembre 1941.

Départ pour la Syrie par le Congo belge, le Soudan égyptien, l’Egypte, la Palestine, le 15 janvier 1942. Arrivée à Damas, le 1e mai.

Occupation du col du Berder jusqu’au 15 juillet.

Arrivé au Caire (Imbaha), le 17 juillet, où il est incorporé à la 2e B.F.L.

Chefs de corps

Commandant Gardet

Commandant Bertrand

Capitaine Hautefeuille

Opérations

  1. 1942 : L'Egypte - El Alamein
  2. 1943 : La Tunisie
  3. 1944 : L'Italie
  4. 1944 : Le débarquement en Provence
  5. 1945 : L'Alsace
  6. 1945 - Les Alpes L'Authion

Citations

30 juin 1944 Décision n°120

Sur proposition du Ministre de la Guerre,

le Président du Gouvernement Provisoire de la République Française,

Chef des Armées

cite à l’Ordre de l’Armée

Le Bataillon de Marche n°5

Magnifique unité, formée en 1940, qui a pris part aux campagnes d’El-Alamein et de Tunisie Engagée sur le front d’Italie en mai et juin 1944, s’est distinguée aux combats du mont Marone et plus particulièrement de Bagno Reggio, où, contre-attaquée sans répit par un adversaire déterminé, a réussi, malgré de lourdes pertes, non seulement à maintenir toutes ses positions, mais à faire tomber la résistance ennemie qui couvrait Orvieto.


21 novembre 1944 Décision n°158

Sur la proposition du Ministre de la Guerre,

Le Président du Gouvernement Provisoire de la République Française,

Chef des Armées

cite à l’Ordre de l’Armée

Le Bataillon de Marche n°5

Bataillon de marche d’élite ayant quitté le théâtre d’opérations d’Italie, où il a déjà été cité, pour prendre part au débarquement sur la côte de France. Sous les ordres de son chef de bataillon, le capitaine Albert Bertrand, officier remarquable de calme et de bravoure, a, le 20 août 1944 au matin, enlevé d’assaut la position du mont Redon, clef de voûte du système défensif allemand au nord d’Hyères. A subi de nombreuses contre-attaques pendant toute la journée, mais a maintenu intactes ses positions, malgré la fatigue intense des hommes, le manque total de ravitaillement en vivres et en eau pendant vingt-quatre heures et des pertes sévères qu’elle a subies, surtout en officiers. N’a pas cessé, du 21 au 24 août 1944, de prendre part à la bataille de Toulon, en particulier à l’engagement de la position fortifiée de Thouar, près de la Garde, le 23 août.