Inauguration d’une plaque pour André QUELEN,

Place André Quélen à Plougonvelin (Finistère)

Le maire de Plougonvelin et son Conseil municipal avaient voté pour honorer particulièrement trois hommes aux qualités remarquables, porteurs d’exemples propres à édifier les plus jeunes de leur commune.

André, André Quélen le président de l’Amicale de la 1e DFL, qui est décédé en août 2010, est l’un des trois.

Ce 20 juillet 2013, avant les cérémonies officielles, nous sommes allés dès notre arrivée à Plougonvelin nous recueillir sur sa tombe peu avant qu’il ne devienne l’hôte permanent de la placette de bord de mer qui porte son nom souligné d’un de ses titres acquis dans le combat : Compagnon de la Libération.

De retour d’une journée mémorielle exceptionnelle colorée par une vingtaine de porteurs de drapeaux militaires amicalistes ou associatifs, parfois venus de loin ; je fais un pas de côté pour revoir le film de la journée officielle mordue par les rayons ardents du soleil breton puis arrosée en soirée par des averses orageuses, abondantes comme à la saison des pluies à Douala. J’ai goûté
ce clin d’œil de la nature ; nous étions André et moi au Cameroun avec 30 ans d’écart, André dès la fin 1941, pour la création du bataillon de marche n 5. Il y a quelques années quand je montais à Paris, le rencontrer dans son bureau à Vergniaud, traitement de dossiers permettant, nous évoquions ce port du Golfe de Guinée, sur la rivière Wouri, théâtre d’évènements historiques rattachés à la France Libre.

Je sais qu’André où qu’il soit dans l’éther azuré apprécie l’emplacement de la placette honorable qu’un vote unanime lui a attribué, tout près de la laisse de haute mer et à quelques encablures d’un trajet maritime qui mène vers l’ouest, vers Ouessant où il s’embarqua puis l’Angleterre où il mit ses qualités au service d’une France qu’il voulait libre ; et plus tard voguant sur l’Océan Atlantique pour atteindre l’Afrique équatoriale y préparer son épopée et marcher vers la France.

Avec le soutien efficace de Noël Murati - Secrétaire Général de l’époque - notre président actuel, une équipe composée d’Anciens et moi-même avons - sous le patronage d’André – lancé le chantier d’écriture mémorielle de Ceux qui en étaient , épopée de la 1e DFL de 1940 à 1945. Le livre a été diffusé en mai 2010, quelques mois avant son décès.

Les trois plaques dévoilées par le maire Israël Bacor, sur les endroits désignés, l’assemblée des officiels, des familles et invités ont écouté des discours panégyriques au Centre culturel de Plougonvelin, tout juste spacieux pour une foule recueillie autour de la mémoire des valeureux où chacun à son poste, ils avaient construits indépendamment par des actes, du vivre ensemble,
de la solidarité et montré parfois obstinément le souci de l’autre.

Je n’oublie pas qu’ils furent artisans de la liberté retrouvée .

Comme toujours, il n’est bonne compagnie qui ne se quitte, après la collation officielle, l’assemblée s’est dispersée.

Les Quélen qui ont - comme André - le sens de l’hospitalité ont eu à cœur de permettre – autour d’un buffet garni – de prolonger chez eux, dans leur intimité, une journée chargée d’émotion.

La nuit tombée s’est empli de convivialité à la fois culturelle mais vraie, plusieurs générations côte à côte.

La délégation DFL nombreuse, présidée par Noël Murati entouré d’Yvette Quélen, Secrétaire générale, d’administrateurs, de compagnons et d’amis d’André, nombreux à n’être pas du Finistère ont rejoint Brest après les salutations et remerciements d’usage aux Quélen d’ici dont le nom sur la
placette auréole désormais leur vie quotidienne.

C’est sur une route éclairée d‘une presque pleine lune que les véhicules de la délégation et des Quélen de là-bas ont rejoint le port du Ponant.

Kenavo André ! (Au revoir André)

Guy Crissin Vice-président


Hommage à André QUELEN adressé par le Colonel Pierre ROBEDAT du Bataillon de Marche n 4 à Madame Yvette QUELEN Et sa famille.

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