MALLET Jean Pierre

13/06/1920 - 26/09/2013

Grade : capitaine

Unité : 13 DBLE

 

Français Libre

 

À propos

Lieu de naissance : Paris

Ralliement : londres (juil.-40)

Pseudonyme : C DG

Lien compagnons

Date de décès : 26/09/2013

 

Écrits

Nous apprenons avec beaucoup d’émotion le décès le 26 septembre 2013, à l’âge de 93 ans, de Jean-Pierre MALLET, Compagnon de la Libération, Ancien de la 13e DBLE.

Il était le dernier témoin d’une famille engagée dans la France Libre : son père le colonel Richard Mallet, et son frère Horace, également Compagnon de la Libération, mort à Bir Hakeim.

La cérémonie a eu lieu lundi 30 septembre à 14h30 en la Cathédrale Saint Louis des Invalides, suivie des honneurs militaires. étions présents pour lui rendre un dernier hommage. Nous présentons nos condoléances à son épouse et à toute sa famille.


Fils du colonel Richard Mallet, ingénieur des Eaux et Forêts, Jean-Pierre Mallet est né le 24 juin 1920 à Paris dans le 12e arrondissement.

Il prépare le concours d’entrée à Saint-Cyr quand débute la campagne de France de mai-juin 1940.

En juin, il passe l’oral du baccalauréat à Poitiers et décide de partir vers le Sud pour continuer la lutte.

Le 19, il entend chez un cousin, à Verteuil d’Agenais, un discours radiodiffusé du général de Gaulle. Il décide alors avec son père, ancien de la 1guerre mondiale, alors âgé de 62 ans, de rejoindre l’Angleterre et ils embarquent sur le Sobieski pour Plymouth où ils arrivent le 23. Il s’engage le 25 juin à Londres aux Forces Françaises Libres, : il vient d’avoir vingt ans.

Envoyé au camp de Delville, il est affecté au Bataillon de Chasseurs puis à Camberley, où il reçoit une formation militaire ; en septembre 1941, il est nommé aspirant.

En octobre 1941, il quitte l’Angleterre pour le Moyen-Orient.

Il y arrive peu avant Noël où il retrouve brièvement son frère aîné, Horace Mallet, qui sert à l’Etat-major et a rejoint la France Libre au moment du ralliement du Cameroun.

A Beyrouth, il est envoyé au Sud du Caire pour faire un stage de "Desert Warfare" avec la 8e Armée britannique puis affecté au 1e Bataillon de la 13e Demi-Brigade de Légion Etrangère (13e DBLE) sous les ordres de Jacques de Bollardière.

En avril 1942, avec son bataillon, Jean-Pierre Mallet quitte la Syrie pour l’Egypte et la Cyrénaïque. Il prendra part aux combats de Gambut, d’El Alamein et de Tobrouk.

Son frère Horace meurt le 11 juin 1942, lors de la bataille de Bir Hakeim et sera fait Compagnon de la Libération par décret du 11 mai 1943.

En 1943, nommé sous-lieutenant, il est affecté à la 1e Compagnie du 1e Bataillon de la 13e DBLE sous les ordres du capitaine Langlois. Il prend part ensuite à la campagne de Tunisie et reçoit une citation au Djebel Garci.

En mai 1944, il débarque en Italie et, dès son arrivée au front, est envoyé comme officier de liaison avec l’aile gauche de la VIIIe Armée.

Il participe aux combats de Monte Leucio, Il participe aux combats de Tivoli, du lac Bolsena ainsi qu’à la prise de Rome.

Le 16 juin 1944, il s’illustre à la tête de sa section en mettant en déroute l’ennemi au Pic Terminone ; mais quelques jours plus tard, à Radicofani, alors qu’il tient la cote 537, il est grièvement blessé par des éclats d’obus, le 19 juin.

Evacué à l’hôpital Hadfield Spears, il y est opéré et reste à l’hôpital de Naples où le général de Gaulle le décore de la Croix de la Libération à la fin du mois de juin.

Evacué sur Alger puis Tunis, alors qu’il vient d’être promu Lieutenant, Jean-Pierre Mallet doit abandonner la carrière militaire et est regagne la France en juillet 1945 pour terminer sa convalescence.

Il reprend des études de chimie après sa démobilisation puis se dirige vers la finance ; il passe le Baccalauréat de l’Université de Genève puis plusieurs diplômes financiers américains et entre comme stagiaire dans différents établissements bancaires à Genève, aux Etats-Unis et en France avant de devenir gérant-associé de la Banque Mallet Frères et Cie. Il termine sa carrière comme conseiller de la direction de la Banque Occidentale.

Il était le père de Jean-Claude Mallet, conseiller spécial du ministre de la Défense, en 2013, rédacteur du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale en 2008.

  • Commandeur de la Légion d’honneur
  • Compagnon de la Libération
  • Croix de guerre 39-45 (2 citations)
  • Médaille des blessés
  • Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre
  • Chevalier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem
  • Officier du Nicham Iftikhar

Le premier conseil d’administration du Conseil national des communes "Compagnon de la Libération" le 5 décembre 2012 : les Maires et les Compagnons de la Libération
Source : 16 novembre 2012 - "Nous faisons le serment"


-  Nantes, Grenoble, paris, Vassieux en Vercors, Ile de Sein -
Ordre de la Libération
Jean Pierre MALLET est assis, le second à partir de la gauche

HOMMAGES A JEAN PIERRE MALLET

M. Bertrand Delanoë  : C’est avec beaucoup tristesse que j’apprends la disparition de Jean-Pierre Mallet, compagnon de la Libération et commandeur de la Légion d’honneur.

Né dans le 12e arrondissement de Paris, Jean-Pierre Mallet a, comme son frère Horace, choisi de servir la France Libre dès juin 1940 avant de poursuivre la Guerre aux côtés des Alliés, dans la Légion Étrangère. Il s’est distingué par sa bravoure en Afrique du Nord, dans les batailles de Cyrénaïque, et durant la campagne d’Italie au cours de laquelle il a été grièvement blessé.

Avec lui disparaît aujourd’hui un de ces hommes d’exception, qui ont su, par leur indéfectible courage faire vivre les valeurs de notre pays dans les épreuves terribles qu’il a traversées.

Au nom des Parisiens ainsi qu’en mon nom personnel, j’adresse à sa famille, à ses proches, et à ses compagnons, mes condoléances les plus sincères .

Le 30 septembre 2013, les honneurs militaires ont été rendus à Jean-Pierre Mallet dans la Cour d’honneur des Invalides

ELOGE FUNEBRE DE JEAN-PIERRE MALLET Par le Minsitre Kader ARIF - 30/09/2013

Télécharger
eloge_funebre_de_jean_pierre_mallet_par_kader_arif-64669.pdf

 

En savoir plus