MULLER Henri

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Grade : lieutenant

Unité : BIMP

 

Français Libre

 

À propos

Lieu de naissance : paris 19

Profession : militaire

Ralliement : maroc (juil.-43)

Pseudonyme : Capitaine à titre posthume - Médaille Militaire, Croix de Guerre 39/45 et T.O.E. -

Lien compagnons

Mort pour la France

Lieu de décès : Provence

 

Écrits

L’ensemble des documents de cette page a été communiqué à l’A.D.F.L par Madame Nicole Scherrer, nièce du Lieutenant Muller, en janvier 2013.


Le Lieutenant Henri MULLER est né le 27 décembre 1900 dans la commune de CHAUX, canton de GIROMAGNY, Territoire de BELFORT.

Engagé volontaire à 18 ans au 3e Régiment de Zouaves, il sert en Algérie pendant trois ans en qualité d’homme de troupe et de sergent.

Il est versé avec ce grade, en 1922, dans les Troupes Coloniales du Maroc et sert successivement aux 1e, 17e et 13e Régiment de tirailleurs sénégalais, il participe à la campagne du RIF, d’abord au commandement d’un groupe de mitrailleuses puis comme chef de section.

Le 25 juin 1922 une citation à l’ordre du Corps d’Armée lui est décernée pour sa bravoure, son courage et son sang froid lors du combat de Tafenasseit.

Trois autres citations, décernées sur le même territoire, attestent ses qualités de combattant et de chef.

De 1926 à 1929 il sert au Levant puis, pendant une courte campagne en Algérie.

En 1930 Henri MULLER est nommé au grade d’Adjudant. Il sera alors appelé à servir pendant de longs mois à des milliers de kilomètres de la Métropole.

D’abord il sert en Indochine où des troubles, œuvre de nationalistes, entraînent des opérations de maintien de l’ordre.

En 1933, il est nommé adjudant-chef et sert au Régiment mixte de Madagascar qu’il quitte pour retrouver sa région natale à BELFORT.

Nommé sous-lieutenant le 25 janvier 1939, sa carrière d’officier débute en Algérie à nouveau sous le drapeau du 13e R.T.S.

Le second conflit mondial trouve le sous-lieutenant MULLER aux postes de 1re ligne du front français. Il dirige en particulier une contre-attaque vigoureuse le 10 juin 1940 afin de dégager un point d’appui important devant NOYON. Son énergie et son courage lui valent d’être cité à l’ordre du Régiment ; blessé dans l’action il est fait prisonnier mais parvient très vite à échapper à l’ennemi.

Lieutenant en 1941, il part en A.O.F. rejoindre le Régiment du Soudan.

En octobre 1942 il rentre en France à NIMES. Mais le goût de l’action l’emporte : il s’échappe de France, passe la frontière espagnole en 1943 et atteint l’Afrique du Nord où il est volontaire pour servir dans une unité combattante. Affecté au bataillon d’Infanterie de Marine du Pacifique, il participe en 1944 à la difficile campagne d’Italie. Après quatre mois d’opérations dans la région de Naples, puis de Rome, les côtes de Provence apparaissent enfin au matin du 16 août 1944.

L’ennemi s’accroche désespérément aux reliefs qui dominent le littoral provençal, la progression est lente et les combats très éprouvants.

C’est pendant cette phase décisive que le Lieutenant MULLER, à la tête de sa section, est mortellement blessé lors de l’attaque du Golf Hôtel dans la région de Saint-Raphaël, le 21 août 1944.

Cinq fois cité, trois fois blessé, Henri MULLER est titulaire des Croix de Guerre T.O.E. et 1939-1945, ainsi que de nombreux ordres coloniaux et étrangers ; il est en outre Médaillé Militaire à titre exceptionnel en 1927 et fait Compagnon de la Libération à titre posthume le 22 novembre 1944.


Plaquette de la promotion MULLER de Saint Cyr

Courrier de l’Adjudant chef J. DUBOIS à Madame Sando, soeur de Henri MULLER - juin 1974

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 39/45 avec palme
  • Croix de Guerre des TOE (4 citations)
  • Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc"
  • Médaille de Syrie-Cilicie avec agrafe "Levant"
  • Chevalier du Ouissam Alaouite (Maroc)
  • Chevalier du Dragon d’Annam

En savoir plus

Citations

Quand ronchonnait le tambour de guerre , de Jean Faivet :

Le Garigliano franchi, je cheminais sur une piste à la pente raide, ployant sous le faix de mon fusil-mitrailleur, de ses chargeurs et des cartouches supplémentaires dont j’avais tenu à me munir. Un pas derrière moi : je m’arrêtai ; c’était le lieutenant Henri Muller. De quelque vingt ans mon aîné peut-être, il était originaire de Vézelois - donc, un franc compatriote - et, comme moi, évadé de France par l’Espagne. Nous poursuivîmes notre route de concert jusqu’à une croisée de chemins et là, aucune signalisation n’ayant été posée ou laissée, il me dit : où tirons-nous, à droite ou à gauche ? A gauche lui dis-je, et lui d’ajouter : c’est peut-être la dernière fois que nous nous voyons ; tu veux un coup de vin ou un coup de schnaps ? Un coup de schnaps lui répondis-je. Il y avait une gourde de l’un et l’autre pendue à sa ceinture. Et c’est ainsi que nous nous séparâmes - pour l’éternité - puisque, blessé quelques jours plus tard, je ne devais plus revoir celui qui avait été pour moi un camarade.."

Source de la citation : FrançaisLibres.net


La prise du golf hotel d’Hyères le 21 août 1944, par le général Edmond MAGENDIE