PETITOT René

16/11/1920 - 27/09/2013

Grade : caopral-chef

Unité : 22ème BMNA

 

Français Libre

Voir ses décorations

  • Chevalier de la Légion d’Honneur
  • Médaille Militaire
  • Croix du Combattant Volontaire
  • Croix du Combattant
  • Médaille de la Reconnaissance Française
  • Croix de Guerre avec 2 citations
  • Médaille des Blessés (2 fois)
  • Médaille de La France Libre
  • Médaille du Rhin et Danube
 

À propos

Lieu de naissance : Chagny

Ralliement : Résistance Intérieure (Août 1944)

Date de décès : 27/09/2013

Lieu de décès : Valence

 

Écrits

Nous avons eu la tristesse d’apprendre la disparition de René PETITOT, décédé le 26 septembre 2013 à Autun.

Octobre 2013 - Nous rendons ici hommage au combattant du 22e BMNA mais également à l’ex Président de l’Amicale du 22e Bmna, grand défenseur de la mémoire de son Bataillon et de la 1e D.F.L.

Les photographies datant de la guerre 39-45 ont été adressées à l’A.D.F.L par René Petitot. D’autres clichés ont été versés à la photothèque du 22e BMNA Lien

Nos remerciements vont à Jean-Claude Rougier, son ami, pour les coupures de presse et les photographies des commémorations ainsi qu’à Serge Robert, Président du Comité cantonal du Souvenir Français de Champagney pour son hommage à René PETITOT.

IN MEMORIAM René PETITOT

René Petitot est décédé le vendredi 27 septembre 2013 à Valence dans sa 93e année.

Né le 16 novembre 1920 à Chagny, René Petitot s’engage dans la Résistance dès juin 1940.

Avec un groupe de cheminots, il participe à la cache d’armes et munitions en prévision de la reprise ultérieure des combats.

Il échappe miraculeusement à une rafle – au cours de laquelle son père, gazé de 14/18, est arrêté ainsi que son jeune frère, déporté à Oranienburg pendant 28 mois – et arrive à passer en Suisse où il est interné.

Il s’évade du camp de travail et s’engage, en avril 1944, dans le corps des Ardennes.

Il est surnommé le vieux alors qu’il n’a que 24 ans.

Le 22 août de la même année, il s’engage au 22e BMNA de la 1e Division Française Libre sous les ordres du général Diégo Brosset, et participe à la Libération d’AUTUN.

Il est grièvement blessé le 30 septembre 1944 lors des combats pour la libération de RONCHAMP en Haute Saône, à la tête de son groupe, dans le Bois de la Nanue (près du hameau d’Eboulet), face au régiment 55 bavarois.

Il est de nouveau blessé le 8 janvier 1945 en Haute Alsace.

Il est démobilisé le 17 décembre 1945.

Rendu à la vie civile, René PETITOT œuvrera pour la mémoire de son Bataillon, le 22BMNA et de ses camarades de combat nord-africains qu’il n’a jamais oubliés.

Dans une interview pour Var Matin il disait je veux par-dessus tout rendre hommage à mes compagnons d’armes, clamer ce que ces hommes ont accompli pour sauver ce pays .

Il sera le dernier Président en activité de l’Amicale du 22e BMNA, fidèle des commémorations d’Eboulet où 58 soldats furent tués dans les combats où lui-même avait été blessé.

A AUTUN, après dix ans d’attente, il obtient en 2012 qu’une plaque commémorative soit érigée en souvenir des 10 soldats tombés pour sa libération.

Décoré à neuf reprises de la Médaille militaire, de la Croix de Guerre il est élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur en 2005.

René PETITOT s’est aussi illustré dans le monde sportif.

Rugbyman de haut niveau, il a été plusieurs fois sélectionné dans les équipes de Bourgogne/Franche-Comté en 1947/1948. Il a occupé les fonctions de capitaine/entraîneur de l’équipe d’Autun de 1949 à 1953. Il est à l’origine de la création de l’école de rugby de Chagny.

René Petitot partageait sa vie entre Autun et sa résidence secondaire de Fréjus.

La Cérémonie religieuse en l’église Notre-Dame d’Autun, a été suivie de l’inhumation de René Petitot au cimetière de Chagny, sa commune de naissance.

  • Croix du combattant volontaire 
  • Croix du combattant 
  • Croix de guerre 2 citations 
  • Médaille militaire 
  • Chevalier de la Légion d’Honneur 
  • Médaille des blessés (2 fois) 
  • Médaille de la France Libre 
  • Médaille de Rhin et Danube 
  • Médaille de la reconnaissance de la nation
1944 - LIBÉRATION DE SAÔNE ET LOIRE

Sergent AIT AIR (Ancien de Bir Hakeim) - Tirailleur de 2C PETITOT - Sergent- chef Saidoune BEN FREHA (ou Ben Frechat)
4e Cie - 2e section (Photo et légende R. Petitot) 

Dans un entretien accordé au moment de la sortie du film Indigènes, René Petitot témoignait :

On nous avait promis que le bataillon défilerait à son retour à Alger, décorations pendantes (…) mais l’unité a été dissoute à la sauvette en janvier 1946. Les autorités militaires ont rendu aux tirailleurs survivants, qui avaient déserté pour rejoindre la France Libre, leurs livrets militaires avec le mot ‘DESERTEUR’ écrit en rouge...

Une dizaine d’années plus tard, j’ai appris que le sergent-chef Saïdoun Ben Freha, décoré de la Médaille militaire par le général de Gaulle après la percée de la ligne Gustav, avait rejoint le FLN (Front de libération national algérien) avec tous ses tirailleurs .


1944 - LIBÉRATION DE LYON - RENÉ PETITOT ÉTAIT DE SERVICE D’ORDRE !

PRINTEMPS 1945, AU FORT DE L’AUTHION

PETITOT-FONDERFLIK-CAZAUX- JACQUET- O....
Les "françaouis"d’une section de la 4e Cie au repos
Cliché et Légende René Petitot

1945 - MARSEILLE, JUSTE AVANT LA DÉMOBILISATION ET LE DÉPART EN ALGÉRIE

Lettre de René Petitot du 22 novembre 2011 à F. Roumeguère

Chère Madame,

Savez-vous que l’on est venu me chercher au milieu de 70 participants à l’époque à EBOULET lors d’une de nos assemblées générales. A quelques minutes, 2 copains du 22e  sont venus me chercher, chacun me portant par le bras pour me monter sur l’estrade .

Bref. Vote de l’Assemblée à l’unanimité : René PETITOT est nommé Président. C’était le 20 novembre 1990 à Eboulet, ceci où le général (Saint Hillier) était là, donc entériné pour moi.

Cela fait donc 21 ans, date à laquelle j’ai été alors dans l’obligation d’envoyer à Paris la dissolution officielle de l’Association des Anciens du 22 BMNA.

Nous n’étions plus que 4-5 valides chaque année !! !

OCTOBRE 1991 - RENÉ PETITOT FAIT OFFICIER DE LA LÉGION D’HONNEUR À EBOULET, PAR PIERRE ANTHONIOZ

2010 - AU CONGRÈS DE L’AMICALE DE LA 1E D.F.L À FRÉJUS

Le regretté Jean-Pierre GAULTIER, René PETITOT,
Noel MURATI, Président actuel de l’A.D.F.L, Joseph LABORDE et André BILLAUD
devant le Monument de l’Armée Noire à Fréjus

RENÉ PETITOT A PERMIS L’INAUGURATION D’UNE RUE DU 22E BMNA ET, EN SEPTEMBRE 2011, D’UNE STÈLE À AUTUN

Inscription : " Passant, souviens-toi du sacrifice des hommes de la 1 DFL et du 2 Dragons qui ont combattuensemble et sont morts pour la libération de notre ville et notre pays en septembre 1944 "

Combattants de la 1e D.F.L : Larbi Chernouh du 22e BMNA, Jacques Estiville et Marius Ipagnan de la Compagnie anti-char, Joseph Puierrard et Joseph Znamaniak de la 13e DBLE.

Lettre de René Petitot du 22 novembre 2011

Le nombre de tués et de blessés du 22e BMNA durant les 5 ans de guerre, voici :

Libye : 48 tués, 31 blessés

Italie : 67 tués, 262 blessés

France : 190 tués, 607 blessés

Total : 305 tués, 900 blessés

Ceci avec 12 Compagnons de la Libération dont 9 à titre posthume.

Il faut vous dire que chaque fois qu’un ancien m’en parlait, c’est en Alsace que tout a été le plus difficile.

Compte tenu que seul le 22e BMNA n’a pas touché de vêtements plus chauds que ceux d’été...

Dites-moi pourquoi, si vous le savez ?

Résultat : en plus des tués, des blessés, les combats qu’on a fait cachés dans 15/20 cm de neige sous les bombardements

Résultat : les membres gelés, qui, pour certains comme moi, se sont déclarés ...il y a 5 ans.

RENÉ PETITOT À LA STÈLE DU 22e BMNA À EBOULET (HAUTE SAÔNE)

8 octobre 2013 - Lettre de Monsieur Serge ROBERT, Président du Comité cantonal du Souvenir Français de Champagney à l’Amicale de la 1e D.F.L.

Alors que nous venons de commémorer le 69e anniversaire de la Libération de Ronchamp et d’Eboulet en compagnie de notre Ami Louis Vilpini, c’est avec une profonde tristesse que je viens d’apprendre le décès de notre Ami René Petitot en parcourant le site de la 1e DFL.

Le 5 octobre, alors que nous rendions hommage aux 58/59 victimes du 22e BMNA devant la stèle qui a été dédiée à ces soldats venus de tous les horizons, nous avions tous dans nos pensées notre Ami René, grand absent de cette cérémonie qu’il affectionnait tant, et nous espérions tous le revoir pour le 70e anniversaire de la Libération.

Ce décès qui nous affecte plus encore en tant que Champagnerots, nous rappelle que nous devons profiter au maximum de nos Anciens du 22e BMNA, dont la liste des survivants baisse de jour en jour, pour qu’à travers nous survive la mémoire de ces hommes venus nous Libérer du joug Nazi. 
Je tiens en mon nom personnel et au nom du Comité Cantonal du Souvenir Français à présenter à la famille de René Petitot mes plus sincères condoléances.

La parcelle de terrain sur laquelle fut érigée la stèle fut donnée à la commune par Madame Vincent, habitante du village (que l’on voit ici sur deux des photographies).

Commémoration des combats d’Eboulet le 1e octobre 2011.

SEPTEMBRE 2012 - LE TEMPS DU SOUVENIR À L’ESCARENE...

"VOUS L’AVEZ CHERCHE...DONC, TERMINE"

Lettre de René Petitot du 22 novembre 2011

A EBOULET, au Bois de la Nanue

2 jours et demi de combat au corps à corps avec un Régiment de SS/Bavarois. 52 tués, 92 blessés dont moi,1 balle dans la tête, la balle a traversé le casque anglais que nous avions à l’époque, alors la balle m’est passé en travers, je veux le croire, pour sortir de l’autre côté. Avec le casque VS ou Français…j’étais tué.

J’ai frôlé la trépanation, OUF.

Je m’excuse pour l’écriture mais avec mes mains gelées, c’est assez compliqué.

Mais pour terminer : j’ai été blessé une deuxième fois dans les jambes le 8 janvier par obus de mortier à 6 tubes.

Donc, 2 blessures dont 1 très grave.

Les membres gelés (oreilles opérées il y a 3/4 ans) et jambes ensuite à Dijon.

Et bien, savez-vous ce que l’on m’a dit, la 2e fois que je demandais une pension ?

Au tribunal : 1 Capitaine, 1 Lieutenant, 3 sous/offs, 2/3 ?

—  Petitot, vous étiez volontaire ?

—  OUI

—  Alors vous n’avez rien à demander, vous l’avez cherché, donc, terminé.

3 ans après, je refais la demande à DIJON toujours :

—  Petitot ?

—  Oui.

—  Docteur M... ( cela me fait tilt)

Civil, j’avais été opéré à Dijon aux jambes par le Docteur M....

Je le lui dis de suite

—  C’était votre père ou votre oncle qui m’a opéré

Il fait 4 pas en arrière, me tend le bras et dit :

—  10 % définitif. Au revoir

Et il me laisse seul.

J’ai donc fait demi-tour et suis rentré sur Autun

Depuis, j’ai 10 % définitif, une broutille …heureusement que je n’attends pas après…

En savoir plus

Fascicule Historique du 22e BMNA réalisé par l’Amicale des Anciens du 22e B.M.N.A

Interview Var Matin en 2012

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