Qui sommes nous ? Histoire de la création de l’amicale

L’AMICALE DE LA 1e DFL Comment fut enfin créée l’amicale de la 1e  DFL ?

C’est le 8 juillet 1951, soit plus de six ans après la capitulation allemande, que s’est réunie, à l’appel d’un bureau provisoire formé par l’union de quelques bonnes volontés, l’Assemblée générale pour la constitution de l’Amicale de la première Division française libre.

Pourquoi la 1DFL était-elle - comme devait le rappeler au cours de cette assemblée général, le prestigieux président de l’association des Français libres, le général de corps d’armée Edgard de Larminat – la seule des divisions reconstituées après le désastre de 1940 à ne pas posséder d’amicale ? Pourquoi les anciens de la 1DFL ont-ils attendu ces six années pour la constituer ?

La Division était-elle moins riche qu’une autre en histoire, pour n’avoir pas créé entre eux ceux qui la formèrent des liens particulièrement étroits et durables ? N’avait-elle pas été, bien au contraire, tout à la pointe du combat ? N’avait-elle pas été la première formée des divisions des divisions du redressement national, celle qui (comme dit l’une de ses citations à l’Ordre de l’Armée, gagnée sur les bords du Rhin) s’était audacieusement engagée sur le chemin de la libération dans le lointain désert de Bir-Hakeim.

Certes, ceux qui eurent l’honneur de pouvoir servir dans ses rangs avant le débarquement de Provence, pouvaient se regrouper, se retrouver au sein de la grande et fraternelle Association des Français Libres, mais cela ne suffit pas à expliquer l’absence d’une amicale où ils pouvaient se retrouver étroitement unis comme ils le furent au combat

C’est peut-être dans le peu de goût pour la publicité et les démonstrations spectaculaires, qui fut toujours la marque de cette grande unité qu’il faut voir la raison de cette absence. On ne saurait lui nier ce sentiment à cette 1DFL, dont les hauts faits d’armes, et la part qu’elle a prise aux combats en Libye, en Tunisie, en Italie, en France même, sont généralement si peu connus du grand public.

Certes, et ce fut notamment le cas à Lyon et dans les Ardennes, des efforts de regroupement avaient bien été entrepris sur le plan local qui furent couronnés de succès, mais l’amicale de la 1DFL n’existait pas. Cependant, à l’instigation même du dernier commandant de la division, le général Garbay, s’instituait il y a quelques mois un bureau provisoire qui fut animé notamment par

—  le colonel Marcel Baron,

—  Albert Bertrand (commandant),

—  Jean Lhuillier (commandant),

—  L’abbé Starcky,

—  Albert Gioux (colonel)

—  André Gallas (lieutenant)

—  Jean Compain (colonel).

Les efforts du bureau provisoire devaient aboutir le 8 juillet 1951, à la convocation d’une assemblée générale pour la constitution de l’Amicale.

Conditions d’admission

Comme toute amicale d’anciens combattants, ils tendent à regrouper tous ceux qui ont servi dans les rangs de l’unité, ainsi que les proches parents de leurs camarades tombés au Champ d’Honneur ou morts des suites des blessures ou maladies qu’ils avaient contractées.

Il est utile de préciser que leur association sonne le rappel de tous ceux qui ont servi dans ses rangs, à quelque moment et pour quelque durée que ce soit entre le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945, et que par conséquent, elle est ouverte aux premiers Free French comme aux évadés de France qui la rejoignirent par la suite, aux engagés d’Afrique du Nord, de Corse et d’ailleurs, comme à ceux qui ne purent s’enrôler qu’après le débarquement de Provence. La liste des unités des unités ayant appartenu à la Division se trouve plus loin ci-dessous.

Peuvent donc être membres actifs de l’Amicale tous les militaires qui, du 18 juin 1940 au 8 mai 1945 ont figuré sur les contrôles de ces unités et les ayants cause de ces militaires décédés en service ou des suite de guerre. Peuvent, en outre , être membre associés, les parents des anciens de la DFL décédés dans d’autres circonstances, les membres des unités qui ont combattu avec la 1e DFL, sous les ordres des généraux Brosset et Garbay. Sans y appartenir organiquement, ainsi que les amicales de telles unités et les localités défendues ou libérées par une unité de la DFL.

Les buts

Les statuts, adoptés par l’Assemblée générale du 8 juillet, définissent ainsi, à l’exclusion de tout but politique, l’objet de l’association :

—  Maintenir un lien étroit entre anciens compagnons d’armes et leur assurer ainsi qu’aux proches parents de leurs camarades disparus, une aide efficace pour la défense de leurs intérêts moraux et matériels,

—  Perpétuer le souvenir des campagnes et es faits d’armes de la première DFL et honorer la mémoire de ses morts.

Ils entendent, en outre, recréer l’atmosphère de camaraderie, d’union, de solidarité, de loyauté, de désintéressement qui fut celle de la 1DFL. Ils sont là pour faire connaître à leurs adhérents leurs droits et les défendre en leur nom ; pour que soit mieux connu le passé de gloire édifié en commun, au prix de tant de pertes, de tant de peine et pour qu’en tout cas ils ne soient jamais oubliés.

Liste des unités ayant appartenu organiquement à la 1 Division française libre

Le fait d’avoir figuré, à quelque moment que ce soit, entre le 18 juin 1940 et le 8 mai 1945, sur les contrôles de l’une des unités ci-après, permet d’être membre actif de l’Amicale. Les membres des unités ayant combattu avec la 1DFL, sans y appartenir organiquement, sont admis comme membres associés.

Commandement Etat Major de la 1e DFL
Infanterie COMPAGNIE DU QUARTIER GÉNÉRAL N°50

Compagnie du quartier général n°51

Compagnie du quartier général n°52

Compagnie du quartier général n°54

13E DEMI-BRIGADE DE LÉGION ÉTRANGÈRE

1e Bataillon de Légion étrangère

2e Bataillon de Légion étrangère

3e Bataillon de Légion étrangère

Bataillon de commandement n°2

Bataillon de commandement n°4

Bataillon de commandement n°13

COMPAGNIE ANTI-CHARS N°2

COMPAGNIE ANTI-CHARS N°4

Compagnie anti-chars n°13

1E BATAILLON D’INFANTERIE DE MARINE

1E BATAILLON DU PACIFIQUE

BATAILLON D’INFANTERIE DE MARINE ET DU PACIFIQUE

22E COMPAGNIE NORD-AFRICAINE

22E BATAILLON NORD-AFRICAIN

BATAILLON DE MARCHE N°1

BATAILLON DE MARCHE N°2

BATAILLON DE MARCHE N°3

BATAILLON DE MARCHE N°4

BATAILLON DE MARCHE N°5

BATAILLON DE MARCHE N°11

BATAILLON DE MARCHE N°21

BATAILLON DE MARCHE N°24
CHARS DE COMBAT COMPAGNIE DE CHARS

1E COMPAGNIE DE CHARS DE COMBAT
Reconnaissance 1e Bataillon de fusiliers marins

1E RÉGIMENT DE FUSILIERS MARINS

1E ESCADRON DE SAPHIS

Groupe de reconnaissance n°1

1E RÉGIMENT DE MARCHE DE SAPHIS MAROCAINS
Artillerie 1E RÉGIMENT D’ARTILLERIE

Parc d’artillerie divisionnaire

Groupe autonome lourd

2e Régiment d’artillerie coloniale
DÉFENSE CONTRE AVIONS 2e Batterie de défense contre avions légers

1e Régiment d’artillerie anti-aérienne

FTA

Commandement des forces terrestres anti-aériennes

21E GROUPE DE DÉFENSE CONTRE AVIONS
GÉNIE 1e Compagnie de sapeurs-mineurs

2e Compagnie de sapeurs-mineurs

3e Compagnie de sapeurs-mineurs

Compagnie du parc du génie

Commandement du génie de la 1e Division

1e Bataillon du génie
TRANSMISSION 1e Compagnie de transmission

Compagnie du parc mobile des transmissions

1e Bataillon des transmissions
TRAIN 101e Compagnie auto

101e Compagnie du train

102e Compagnie du train

103e Compagnie du train

1e Escadron du train

10e Compagnie de transport
Services techniques Atelier lourd n°1

Atelier lourd n°2

Atelier lourd n°3

Atelier lourd n°5

9e Compagnie de réparations divisionnaire

1E DÉTACHEMENT DE CIRCULATION ROUTIÈRE
SERVICE PRÉVÔTAL
SERVICE SANTÉ Ambulance chirurgicale légère

Ambulance Hartfield-Spears

Groupe sanitaire divisionnaire n°1

1e Bataillon médical

American Field Service
Intendance GROUPE D’EXPLOITATION DIVISIONNAIRE N°1

Groupe d’exploitation de la 1e Brigade

Groupe d’exploitation de la 2e Brigade
Service du trésor – dépôt Compagnie de dépôt et de passage

Dépôt n°2

Centre d’instruction divisionnaire n°1
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