RENOUX Jean

27/06/1922 - 17/12/2011

Grade : 2c

Unité : TRAIN -101 ca

 

Français Libre

 

À propos

Lieu de naissance : villers cotteret (chatenois les forges selon B Pefferkorn)

Ralliement : londres (juil.-40)

Date de décès : 17/12/2011

Lieu de décès : Schmirneck (Bas Rhin)

Sépulture : schirmeck bas rhin

Mémoire : B Pefferkorn

 

Écrits

Après une hospitalisation de 4 semaines, Jean Renoux, un ancien de la Division français libre, s’est éteint au centre de réadaptation de Schirmeck le 17 décembre 2011 à l’âge de 89 ans.

Il était né à Chatenois-les-Forges (Territoire de Belfort) le 28 juin 1922. Il avait contracté mariage en 1947 avec Germaine Schieber née en 1929 à Maisonsgoutte et qui est décédée le 6 avril 2010. De cette union est né en 1952 l’unique fils Jean.

Les époux avaient eu le grand bonheur de fêter leurs noces de diamant en 2007. Jean avait aussi la très grande joie d’avoir trois petits-enfants, Pauline, Marie et Frédéric et un arrière-petits-fils Robin.

Jean s’était de nouveau déplacé en voiture de Paris, comme toutes les années, pour revenir en belle saison passer paisiblement de beaux jours dans sa résidence au quartier du haut Wambé . Des problèmes de santé sont portant survenus au courant de l’été. Malgré une première hospitalisation, Jean avait décidé d’aller revoir ses correspondants, deux jeunes slovaques accueillis lors des JMJ en 1997, et a accompagné les voisins pour un dernier grand voyage auprès de leurs familles en Slovaquie. Marqué par la maladie, son état de santé a empiré. Mais grâce à une grande volonté, Jean est resté serein jusqu’au dernier moment en acceptant dans la foi son destin. Il ne parlait jamais de sa maladie comme si tout allait bien chez lui, toujours préoccupé pour les autres et pour sa famille.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean s’était engagé avec la 1e D.F.L. en juin 1940. Après les campagnes d’Afrique et d’Italie, c’était la libération de la France et c’est en Alsace, à Maisonsgoutte où les calots bleus avaient mis pied à terre en janvier 1945 pour une durée de 3 mois, que Jean avait fait la connaissance de Germaine qui est devenue par la suite sa compagne pour la vie.

Sollicité aux quatre coins de la France

Après les hostilités, il a travaillé au ministère de l’Intérieur. Pendant sa retraite en tant que membre de l’association des Français libre, Jean était très sollicité aux quatre coins de la France par les sociétés patriotiques pour le devoir de mémoire . Il ne refusait jamais ces grands rendez-vous importants. En 1988, les anciens de la 101e compagnie Auto avait apposé dans la commune sur la façade de la mairie, comme ils l’ont fait dans chaque ville et village de France, la plaque de l’appel du 18 juin 40 du général De Gaulle.

Aussi, les obsèques de Jean Renoux le jeudi le 22 décembre en notre église, ont vu la présence de nombreuses personnes venues rendre un dernier hommage au défunt. Un hommage tout particulier lui fut rendu par la présence de nombreux anciens combattants avec 4 porte-drapeaux représentants.

Les médaillés militaires, l’UIACAL de Maisonsgoutte et du canton de Villé, la FNACA (le drapeau de la légion d’honneur était fixé sur socle) étaient réunis dans la dignité et l’émotion autour de la dépouille de Jean, dont le cercueil était recouvert du drapeau tricolore. On remarquait également les présences de MM. Coffinet, président de l’UIACAL, groupement de Villé, de Friche et Leclerc de la section UIACAL de Sélestat.

Dans son homélie, le curé Olivier Miesch a retracé la vie de Jean Renoux : Sa vie, il l’a aussi défendue en veillant aussi sur son pays – Il pourrait être un mage, mais moderne, en voiture et costume cravate, lui qui était toujours en route, qui aimait conduire, qui ne quittait pas son volant, apportant ces richesses, ce qui a fait la beauté de sa vie, tout ce qui a été partagé à Paris, ou ici avec les voisins quand il revenait au printemps comme les cigognes !

De nombreuses décorations

A la fin de la messe, des paroles de remerciement et de reconnaissance ont été adressées par une représentante de la communauté de paroisses à M. et M me Renoux. M. Coffinet fit l’éloge du parcours militaire de Jean Renoux pendant la guerre 39/45, depuis son engagement dans le 1e escadron du train et de la 101e compagnie auto de la D.F.L. (les calots bleus) pour la durée de la guerre en date du 1e juillet 1940 en Angleterre suite à l’appel du 18 juin du Général de Gaulle. Après avoir participé à toute l’épopée de la D.F.L, Jean a été démobilisé le 30 juin 1945. Voila un parcours merveilleux, d’un grand français libre, qui a beaucoup donné pour la Patrie et dont l’exemple devra inspirer les jeunes générations. Jean Renoux a obtenu de nombreuses distinctions, 10 au total, dont la Légion d’honneur en 2002. Par la suite, la palme de la légion d’honneur a été déposée sur le cercueil.

Après un ultime recueillement et un adieu poignant de la part des porte-drapeaux, Jean a été inhumé au cimetière communal où il repose désormais à côté de sa chère épouse.

A Jean, son fils et à toute la famille en deuil, nous présentons nos plus sincères condoléances.

A la fin de la messe, des paroles de remerciement et de reconnaissance ont été adressées par une représentante de la communauté de paroisses à M. et Mme Renoux. M. Coffinet fit l’éloge du parcours militaire de Jean Renoux pendant la guerre 39/45, depuis son engagement dans le 1e escadron du train et de la 101e compagnie auto de la D.F.L. (les calots bleus) pour la durée de la guerre en date du 1e juillet 1940 en Angleterre suite à l’appel du 18 juin du Général de Gaulle. Après avoir participé à toute l’épopée de la D.F.L, Jean a été démobilisé le 30 juin 1945. Voila un parcours merveilleux, d’un grand français libre, qui a beaucoup donné pour la Patrie et dont l’exemple devra inspirer les jeunes générations. Jean Renoux a obtenu de nombreuses distinctions, 10 au total, dont la Légion d’honneur en 2002. Par la suite, la palme de la légion d’honneur a été déposée sur le cercueil.

Source et crédit photo : les Dernières nouvelles d’Alsace, 29 décembre 2011

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