SAUNAL Robert

01/11/1920 - 18/12/2008

Grade : lieutenant

Unité : RA

 

Français Libre

 

À propos

Lieu de naissance : saint flour

Profession : etudiant

Ralliement : londres (juil.-40)

A été fait prisonnier

Lien compagnons

Date de décès : 18/12/2008

 

Notes

Angleterre

Écrits

Robert Saunal était admissible à l’École normale et à Polytechnique quand, quelques jours avant l’armistice, il décide de quitter Clermont-Ferrand avec quelques amis, pour essayer de continuer le combat. " C’était une décision évidente " nous disait-il souvent : il avait d’ailleurs été étonné que la guerre ne se poursuivît pas depuis l’Afrique du Nord. Arrivé en camion militaire à Saint-Jean-de-Luz, il embarque le 21 juin 1940 sur le navire polonais Batory, un des derniers navires à rejoindre l’Angleterre.

Formation des Français libres (1940)

Parmi les 2 000 à 3 000 volontaires de l’armée de Terre enrôlés et formés à Londres, Saunal devient l’un des 20 aspirants d’artillerie. En mai 1941, il rejoint le service du Chiffre à Brazzaville, puis la Syrie où se constitue la 1e BFL (Brigade française libre) sous les ordres de Pierre Kœnig : il est un des aspirants du 1e régiment d’artillerie. Les combats commencent en janvier 1942, la 1e BFL est engagée aux côtés de la VIIIe armée britannique en Cyrénaïque autour de Tobrouk ; elle prend position à Bir Hakeim, à une centaine de kilomètres à l’intérieur des terres au sud de Tobrouk, à l’est de la Libye, près de la frontière égyptienne. Le 26 mai 1942, cette position isolée tenue par les Français libres est attaquée par le gros de l’armée de Rommel : l’enjeu pour l’Afrika Korps, formé début 1941 en Libye pour soutenir les Italiens, était de rejoindre le canal de Suez, de maîtriser celui-ci ainsi que les possessions britanniques d’Égypte et de Palestine.

Bir Hakeim et la 1e DFL (juin 1942)

Dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, lors de la fameuse sortie de la position de Bir Hakeim (destinée à quitter la nasse en sauvant le plus d’hommes et de matériel possible), Saunal est blessé et capturé ; il se retrouve en février 1943 dans un camp de 2 000 officiers prisonniers (dont 20 Français) dans les Abruzzes.

En août 1943, à la faveur du désordre et de l’incertitude créés en Italie lors de la reprise en main du pays par les Allemands, il parvient à s’échapper. Après s’être réfugié dans les montagnes avec la complicité de bergers italiens, il traverse clandestinement les lignes allemandes et rejoint la VIIIe armée britannique.

source


Sanflorain de naissance, Robert Saunal sera honoré, aujourd’hui, pour son engagement durant la Seconde Guerre mondiale. La place, qui porte son nom, sera inaugurée en présence, notamment, de son fils Gérard.

Je suis très heureux pour mon père, raconte l’un des trois fils de Robert Saunal, Gérard. Je suis persuadé que cet hommage lui aurait fait extrêmement plaisir. Il aurait été touché sentimentalement, car il était toujours très attaché à Saint-Flour.

La cité du Vent, pourtant, il l’a quittée très jeune, après le collège, pour poursuivre ses études à Clermont-Ferrand. Son fils, Gérard Saunal, n’a d’ailleurs jamais mis les pieds à Saint-Flour. Ça me fait d’autant plus plaisir d’être présent pour cette inauguration. Je vais enfin voir cette ville qu’il a si souvent évoquée.

Un destin qui bascule

Le destin de Robert Saunal a basculé en 1940. À peine âgé de 20 ans, et en pleine préparation pour les grandes écoles, il décide tout naturellement , avec quatre camarades, de partir pour être mobilisé. Il était brillant dans ses études. S’engager, c’était hypotéquer une voie. Mais, cela ne pesait pas dans la balance.

En 1942, il participe à la campagne de Libye. Grièvement blessé par des éclats d’obus, il est ensuite fait prisonnier et emmené dans un camp en Italie. Il parvient à s’évader en 1943 et, est réaffecté dans son régiment. Le 16 août 1944, il débarque dans la baie de Cavalaire et participe à la reconquête de la France.

Après la guerre, Robert Saunal rejoint l’École Polytechnique, d’où il sort diplômé en 1947. Il devient ingénieur des Mines à Madagascar, puis directeur au Bureau minier de la France d’Outremer au Cameroun, puis en Nouvelle-Calédonie.

En 1966, il devient directeur puis président et enfin président d’honneur de la Société industrielle et commerciale de transports et de manutention.

Robert Saunal est décédé le 19 décembre 2008, en région parisienne.

Kevin Lastique

kevin.lastique@centrefrance.com

Article de La Montagne

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