VERRIER (Meunier) André

16/02/1919 - 28/12/2013

Grade : Margis

Unité : RA

 

Français Libre

 

À propos

Lieu de naissance : château renault

Profession : ouvrieartis

Ralliement : londres (juil.-40)

Lien compagnons

Date de décès : 28/12/2013

 

Écrits

André Verrier est né le 16 février 1919 à Château-Renault en Indre-et-Loire, dans un milieu ouvrier.

Son père décède en 1928 des suites des blessures subies pendant la Première Guerre mondiale et André Verrier doit travailler, dès l’âge de 14 ans, après le certificat d’études primaires et trois années de cours complémentaires, comme aide chimiste dans le laboratoire qui employait son père à Château-Renault.

Mobilisé le 28 novembre 1939, il est affecté au 90e Régiment d’artillerie de campagne. Fait prisonnier dans l’Orne pendant la campagne de France, le 26 juin 1940, il est interné à Alençon puis envoyé en Allemagne au Stalag IA en Prusse-Orientale en septembre 1940.

Il s’évade le 15 avril 1941, gagne la Russie avec un camarade mais il est immédiatement interné par les Soviétiques à la prison de Kaunas puis à Mitchourine où il retrouve plusieurs dizaines de militaires français évadés.

Les prisonniers français demandent à rejoindre la France libre, d’abord en vain. Finalement, en raison de l’agression allemande du 22 juin 1941, ils parviennent à convaincre les Soviétiques de leur faire gagner l’Angleterre. Fin août 1941, André Verrier embarque sur le Empress of Canada avec 185 camarades menés par le capitaine Pierre Billotte et rejoint, par Arkhangelsk et le Spitzberg, le Royaume-Uni le 9 septembre 1941.

Engagé deux jours plus tard dans les Forces françaises libres (FFL), sous le nom de Meunier, André Verrier embarque pour le Moyen-Orient en décembre 1941.

Via Beyrouth où il séjourne six semaines, il rejoint la 1e Brigade du général Koenig à Bir-Hakeim en Libye en mai 1942. Affecté au 1e Régiment d’artillerie coloniale (1e RAC), il participe à la bataille comme chef de pièce. Lors de la sortie de force de la position dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, sa voiture est immobilisée et il est fait prisonnier ; interné deux mois à Benghazi en Libye, il est embarqué sur le Nino Bixio à destination de l’Italie. Il réchappe du torpillage du bâtiment avant d’être interné à Bergame au camp de Sulmona.

Le 9 septembre 1943, il s’évade une seconde fois et reste caché dans la montagne. Pourchassé par les troupes allemandes, il parvient à passer en Suisse en janvier 1944 et est placé dans un camp d’internement jusqu’au 30 août 1944.

André Verrier rejoint la 1e Division française libre (1e DFL) à Lyon le 8 septembre 1944 et retrouve les rangs du 1e RAC. Il participe brillamment aux opérations de Belfort et d’Alsace, avec la 5e batterie du régiment. Il est, à cette occasion, promu maréchal des logis.

Grièvement blessé, par éclat d’obus, le 7 janvier 1945, à Heussern dans le Bas-Rhin, André Verrier est hospitalisé jusqu’en juin 1945 avant d’être démobilisé en avril 1946.

Après la guerre il devient aide-comptable dans l’entreprise où il travaillait avant-guerre. De 1960 à 1978, il est secrétaire administratif au ministère des Anciens combattants et victimes de guerre, à la direction interdépartementale de Nancy. Il prend sa retraite en 1979.

André Verrier est décédé le 28 décembre 2013 à Lesparre-Médoc dans la Gironde.


Andé VERRIER était à l’honneur le 8 mai 2010 : âgé de 91 ans, il était le dernier Compagnon de la Libération de la Région Aquitaine. Voir l’article qui lui est consacré sur le site de Ouest-France !


Monsieur François Broche, Président de l’Association des Familles de Compagnons de la Libération nous fait part du décès de Monsieur André VERRIER , Compagnon de la Libération, Ancien de Bir Hakeim au 1e R.A le samedi 28 décembre à Lesparre-Medoc (33).

Les obsèques civiles ont eu lieu le jeudi 02 janvier à 11h au cimetière de Hourtin ; les honneurs militaires ont été rendus à l’issue.

Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la Défense chargé des Anciens combattants a rendu hommage, le mardi 31 décembre 2013 dans un communiqué à André Verrier : “Avec la mort d’André Verrier la France voit disparaître un de ses courageux combattants de la liberté. J’adresse à sa famille et à ses proches mes plus sincères condoléances”.

Toutes les pensées de l’Amicale de la D.F.L vont vers sa famille.

Pour écrire à son fils : Monsieur Jean-Pierre PASQUIER-VERRIER – 101 avenue du Pouch – 33121 CARCANS

Lien vers la page personnelle d’André VERRIER

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