VILLEMIN MarceI Raymond ?

21/01/1915

Grade : sergent chef

Unité : BIMP - BIM

 

Français Libre

 

À propos

Lieu de naissance : saint Nabord

Ralliement : (juil.-41)

Mort pour la France

Lieu de décès : Alpes Maritimes

Sépulture : Escarène Niveau 2, case 7 6

Mémoire : Escarène

 

Écrits

Le Sergent-chef VILLEMIN Marcel mort pour la France au combat de L’AUTHION le 11 avril 1945

Comme PLONEIS, VILLEMIN était soldat au 24e Régiment d’Infanterie coloniale détaché de Tripoli de Syrie à Chypre afin de participer aux côtés des britanniques à la défense de l’Ile. C’était le 17 juin 1940.

Avec les trois cinquièmes des hommes du Bataillon, VILLEMIN s’est rallié à la FRANCE LIBRE pour continuer la guerre aux côtés des britanniques. Il est à la garde d’honneur des drapeaux français et anglais à chacune des prises d’armes, en Egypte, en Syrie, en Cyrénaïque, à Tunis, en Italie. Il a ’combattu à BIR HAKIM, a EL ALAMEIN et au Garigliano.

En quatre ans de campagnes tout autour du bassin méditerranéen et sur les trois conti nents du vieux monde romain, VILLEMIN a gagné ses galons. En 1945, il est adjudant de compagnie de commandement, chargé de tous les détails du service d’une unité extrêmement lourde. Strict et méthodique, il est quelquefois l’objet de petites insolences "On vous voit partout au repos, mais vous êtes plus difficile à rencontrer à la bagarre. Ou êtes-vous alors ?" Placide Villemin répond "Mon petit gars quand tu en auras fait autant que moi, de la bagarre, on te nommera adjudant. Tu te mettras où tu pourras".

Le 10 avril 1945 à l’attaque de l’Authion, la 1e Compagnie du Bataillon d’Infanterie de Marine a besoin de renforts pour conserver sa conquête. Déjà les anti-chars sont montés dans l’après-midi Il faut encore du monde, le Commandant désigne la section de Pionniers. C’est la dernière unité formée de toutes jeunes recrues ; l’aspirant qui les commande n’est guère plus aguerri que ses hommes ; l’ensemble ne tiendra pas longtemps sur le piton au milieu des blessés et des morts des attaques précédentes, c’est ce que pense Villemin. Il rend compte à son capitaine qu’il montera en ligne avec la section de pionniers pour seconder l’aspirant dans sa tâche difficile.

Le 11 au matin la section de pionniers reçoit la contre-attaque allemande, après de durs combats les 7 survivants ne disposent plus que de quelques grenades, ils ont perdu la position.

Le sergent Villemin n’est jamais redescendu du piton ; son corps a été détruit par les tirs de mortiers qui pendant trois jours n’ont pas cessé de s’abattre sur la position.

Il était de ces chefs de guerre sortis du rang qui, pour avoir tenu tous les postes de combat, connaissent tous les devoirs de la gradaille. Il n’avait que 27 ans.

Citations

Dans son étude "l’Authion, signification d’un sacrifice", le général E. Magendie rend hommage aux combattants du BIMP tombés à l’Authion en avril 1945. Parmi ceux ci, Marcel VILLEMIN .

En exergue de cet hommage figure ce texte ainsi qu’un poème choisi par Edmond Magendie :

" En témoignage de notre sentiment de fierté, je veux rendre un hommage particulier aux hommes du Bataillon d’Infanterie de Marine et du Pacifique dont j’ai pu apprécier le sens de l’honneur et du devoir à la lumière de situations exceptionnelles dans lesquelles certains d’entre eux se comportèrent héroïquement "

Les Meilleurs

La mort parfois semble un éclair d’été,
dans sa lueur livide et muette apparaît
plus clairement l’ordre des destinées :

Ce sont les meilleurs qui tombent.

Les meilleurs meurent en prison,
Ils sont abattus par les balles,
Engloutis par les vagues.

Les meilleurs ne construisent pas l’avenir
Ils se donnent totalement en mourant.

Ils ne veulent pas de nos regrets ; ils veulent survivre par notre foi.

De les avoir connus, en vérité, chacun se sent plus riche.

La terre est pleine de leur passage.

Ils survivent en d’autres êtres et nous graverons sur leur tombe :

"Les meilleurs ne nous quittent pas"

Capitaine Nordhal GRIEG
R.A.F. Norvégienne (Libre)
abattu par la suite le 3/12/43