VOUR’CH Antoine

??/??/???? / 1885-1964

Grade : capitaine

 

Français Libre

 

À propos

Profession : médecin

 

Notes

LA FAMILLE VOURC’H PRÉSENTE UN CAS EXCEPTIONNEL D’ENGAGEMENT COLLECTIF DANS LA FRANCE LIBRE :

Parmi les neuf enfants du couple, quatre fils rejoignent les FFL et deux filles la Résistance bretonne.

Les départs des fils s’opèrent en ordre dispersé.

"Il y avait 6 FFL dans la famille ; ma mère Marguerite née le 11 juin 1893, décédée en février 1950 est également FFL"

Anne Vourc’h 

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Écrits

Antoine Vourc’h (1885-1964) , fils de paysan du Léon, fait l’École de santé navale, combat pendant la Grande Guerre, puis s’installe comme médecin près de Quimper. Chrétien ardent, conseiller municipal de Plomodiern, il milite au Sillon de Marc Sangnier et adhère au Parti démocrate populaire. Après la défaite, il rejoint très tôt la Résistance bretonne et est l’un des fondateurs du réseau Johnny. On le retrouve ensuite à la Confrérie Notre-Dame, puis, ayant gagné l’Afrique du Nord à la fin de 1942, à la branche locale de Combat dont il dirige le service de renseignements. En juillet 1943, à cinquante-huit ans, il s’engage dans les Forces françaises libres (FFL) et sert avec le grade de capitaine, à Alger puis à Londres. Après la guerre, figure du MRP (Mouvement républicain populaire) en Bretagne, il représentera le Finistère à l’Assemblée constituante (1945-1946), puis au Conseil de la République (1946-1955). Son épouse, Marguerite (1883-1950), participe également au réseau Johnny, puis au réseau Bordeaux-Loupiac où elle aide efficacement Jean-Claude Camors, envoyé du Bureau central de renseignements et d’action. À ce titre, elle a été décorée de la King ’s Medal for Courage et de la croix de guerre.

Jean-François Muracciole

Dictionnaire de la France Libre Robert Laffont ed. 2010